22.1. –– 29.1.2020
Solothurner Filmtage
Informations aux médias

Conférence de presse
La conférence de presse des 55es Journées de Soleure se tiendra à Zurich le 12 décembre 2019 à 11h30. 

Contact pour les médias
Ursula Pfander, attachée de presse
+41 79 628 22 71 
presse@journeesdesoleure.ch

Communiqués de presse
La réalisatrice Ursula Meier, l’artiste Cemile Sahin et l’ambassadeur Mirko Manzoni siégeront au jury du Prix de Soleure 2020

La réalisatrice suisse Ursula Meier («L’enfant d’en haut»), l’artiste allemande Cemile Sahin («Taxi») et l’ambassadeur des Nations unies Mirko Manzoni attribueront le «Prix de Soleure» des 55es Journées de Soleure. Le jury international et interdisciplinaire remettra le prix, doté de 60’000 francs, lors de la soirée de clôture du 29 janvier 2020.

«Je suis très heureuse de pouvoir annoncer avec Ursula Meier, Cemile Sahin et Mirko Manzoni, un jury aussi illustre, que riche en regards et en facettes: cinéaste, artiste visuel, écrivain, et même ambassadeur à l'ONU.» «C’est cette ouverture et variété qui me guident» se réjouit Anita Hugi, directrice des Journées de Soleure. Avec CHF 60'000, le «Prix de Soleure» est l'un des prix d'art les plus dotés de Suisse.

Ursula Meier a étudié le cinéma en Belgique et s’est fait rapidement un nom grâce à ses courts métrages. Dans le cadre d'une collection de téléfilms lancée par ARTE et la RTS sur le thème «Masculin/Féminin», la Franco-suisse réalise «Des épaules solides» qui connaît le succès dans les festivals du monde entier. En 2008, elle présente «Home», son premier long métrage pour le cinéma à la Semaine de la Critique au Festival de Cannes. Isabelle Huppert et Olivier Gourmet y interprètent les rôles principaux. Le film obtient de nombreux prix internationaux. En 2009, Ursula Meier co-fonde à Lausanne la société de production Bande à part Films avec les réalisateurs Lionel Baier, Jean- Stéphane Bron et Frédéric Mermoud. Suivra «L’enfant d’en haut», avec Léa Seydoux et Kacey Mottet Klein, qui reçoit un Ours d’argent-Prix Spécial à la 62ème Berlinale. Tout comme «Home», «L’enfant d’en haut» reçoit trois Prix du cinéma suisse dont celui du Meilleur Film et représente à nouveau la Suisse aux Oscars. En 2018, Ursula Meier tourne «Journal de ma tête» avec Fanny Ardant et Kacey Mottet Klein. Ce drame fait partie de la collection «Ondes de choc», inspirée de faits divers survenus en Suisse, produite et réalisée pour la télévision par les quatre fondateurs de Bande à part Films. Ursula Meier prépare actuellement son prochain long métrage pour le cinéma, «La Ligne», qui se tournera en 2020 en Suisse romande et développe en parallèle son premier film de langue anglaise «Quiet Land».

Les travaux de Cemile Sahin évoluent entre le cinéma, la photographie, la sculpture, le sound et le texte. En octobre 2019 est paru son premier roman, «TAXI» – d’ores et déjà l’ouvrage le plus vendu de la toute jeune maison d’édition indépendante Korbinian. Cemile Sahin part d’images ou d’histoires qu’elle met en scène à sa façon dans ses installations multimédia. Ses œuvres sculpturales et ses travaux filmiques ont été montrés ces derniers mois à la GfzK, la Galerie für zeitgenössische Kunst de Leipzig, au Centre de documentation sur l’histoire du national-socialisme à Munich, à l’Académie des arts de Berlin et au Kunstverein de Hambourg. Ses textes ont été publiés par «Zeit Online», dans «Das Wetter – Magazin für Text und Musik» et dans le quotidien «taz». Diplômée du Central Saint Martins College of Art and Design à Londres et de l’Université des arts de Berlin, Cemile Sahin est lauréate 2020 du Prix «ars viva» pour les arts plastiques et boursière de l’Académie des arts de Berlin.

L’ambassadeur Mirko Manzoni possède une longue expérience en matière de service diplomatique et d’action humanitaire. Il a représenté la Suisse au Mozambique de 2014 à 2019, et a participé activement au processus de paix en cours dans le pays. Le 8 juillet 2019, le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres l’a nommé son envoyé personnel pour le Mozambique. Mirko Manzoni occupe actuellement la présidence du groupe de contact international chargé de soutenir le processus de paix et formé des États-Unis, de la Chine, de l’Union européenne, de la Grande-Bretagne, de la Norvège, du Botswana et de la Suisse. Le diplomate tessinois a effectué des missions au Mali et au Kosovo. Architecte diplômé et économiste d’entreprise de formation, il a travaillé aussi en tant que délégué du CICR, le Comité international de la Croix-Rouge, en République démocratique du Congo et en Irak.

Communiqué de presse: «Moskau Einfach!» de Micha Lewinsky ouvrira les feux aux 55es Journées de Soleure en 2020

Le film de fiction «Moskau Einfach!» de Micha Lewinsky fera l’ouverture de la 55e édition des Journées de Soleure le 22 janvier 2020. Le réalisateur et ses acteurs et actrices principales Philippe Graber, Miriam Stein et Michael Maertens sont attendus à la première mondiale. L’invité d’honneur de la cérémonie d’ouverture est le conseiller fédéral Alain Berset.

Il y a trente ans presque jour pour jour, le 24 novembre 1989, le conseiller national de l’époque Moritz Leuenberger et la conseillère aux Etats de l’époque Josi Meier présentèrent le rapport de leur Commission d’enquête parlementaire, la CEP, sur les «événements» survenus au ministère de la justice et dans les services secrets. La population a appris ce jour-là que la police fédérale avait, arbitrairement, mis sous surveillance 700’000 personnes et organisations, soupçonnées d’avoir un «comportement antisuisse».

Micha Lewinsky («Nichts passiert», «Die Standesbeamtin», «Der Freund») rouvre ce chapitre explosif de l’histoire suisse récente. «Moskau Einfach!» raconte les activités d’un policier qui s’introduit clandestinement dans les locaux du Schauspielhaus à Zurich pour recueillir des informations. Le film se déroule à l’automne 1989, juste avant la chute du Mur de Berlin. Mais le policier au service de l’État fouineur est saisi par le doute.

Anita Hugi, directrice des Journées de Soleure: «Micha Lewinsky se signale une fois de plus par son flair infaillible pour les bonnes histoires et son grand talent pour les narrations précises et ingénieuses. ,Moskau Einfach!’ est en l’occurrence tout à la fois un tableau de mœurs, une satire politique et une leçon d’histoire. Je suis très heureuse de lancer les Journées de Soleure par un film qui associe et met en question l’art et la politique tout en nous remémorant, par le recours osé à la comédie, un sombre chapitre de la Suisse qui nous concerne aujourd’hui plus que jamais : la surveillance de tous les domaines de nos existences.» Le réalisateur Micha Lewinsky ajoute: «Ce qui s’est passé à l’époque est plus actuel que jamais. Aujourd’hui nous rédigeons souvent nos fiches nous-mêmes et les plaçons spontanément sur la Toile. Tout ce qui peut se passer avec les données personnelles qui se trouvent sur les réseaux sociaux est très souvent oublié. C’est pourquoi je trouve important de remettre en mémoire le scandale des fiches et ses conséquences.»

«Moskau Einfach!» est une production de Langfilm («Die letzte Pointe»). Philippe Graber («Der Freund») interprète le rôle du policier Viktor Schuler, Mike Müller («Der Bestatter») incarne son chef Marogg, Miriam Stein («Gotthard») la comédienne Odile, et Michael Maertens («Fack ju Göhte 3») le metteur en scène Heymann. Le réalisateur, la distribution et l’équipe technique sont attendus à Soleure pour la première mondiale. «Moskau Einfach!» sortira le 13 février 2020 dans les salles alémaniques, distribué par Vinca Film.

L’invité d’honneur de la soirée d’ouverture des 55es Journées de Soleure est le conseiller fédéral Alain Berset, qui s’adressera aux quelque 900 invités présents, représentant les milieux du cinéma, de la culture, de la politique et de l’économie.

Après la projection et la réception d’ouverture, la seconde partie de la soirée sera dévolue au concert donné à l’occasion du démarrage des Journées de Soleure par le groupe «Puts Marie», vainqueur de la compétition Best Swiss Video Clip 2019.

Communiqué de presse: Patricia Moraz, Christine Pascal et Paule Muret – Les copines font leur cinéma

La 55e édition des Journées de Soleure consacre sa section «Histoires du cinéma suisse» au travail de Patricia Moraz, Christine Pascal et Paule Muret. Cinq films de fiction réalisés par les trois réalisatrices, auteures, productrices et actrices dans les années 1977 à 1991 seront proposés à l’enseigne de «Les copines font leur cinéma».

«A l’ombre du Groupe 5 s’était constituée en Suisse romande, pour un temps limité, une petite cellule d’auteures, réalisatrices, productrices et actrices qui devaient devenir des pionnières du Nouveau cinéma suisse. Patricia Moraz, Christine Pascal et Paule Muret ont collaboré pour la première fois sur le tournage de ,Les Indiens sont encore loin', les débuts de Patricia Moraz, récemment décédée. Nous ne devons pas seulement quelques films merveilleux à ces trois inconnues connues. Les trois ,copines’ ont également emmené le cinéma suisse à Cannes et à Berlin en y apportant d’autres coups d’essai et elles ont préparé le terrain pour de future réalisatrices. Je suis très heureuse de pouvoir, en collaboration avec la Cinémathèque suisse, remettre en mémoire cet épisode marquant», se félicite Anita Hugi, directrice des Journées de Soleure. 

Patricia Moraz (1939-2019) passe son enfance et sa jeunesse en Suisse et en Algérie. La journaliste franco-suisse se lance dans le cinéma au cours des années 1960 grâce au projet collectif «Quatre d’entre elles» de Claude Champion, Jaques Sandoz, Yves Yersin et Francis Reusser, dans lequel elle interprète le rôle de Patricia. En 1977, seule femme dans le groupe constitutif de la Nouvelle Vague romande, Patricia Moraz présente «Les Indiens sont encore loin», son premier film en tant que réalisatrice, au Festival de Cannes. Aux côtés de la jeune Isabelle Huppert dans le rôle principal, l’actrice française et future réalisatrice Christine Pascal fait ses débuts suisses à l’écran. En 1979, devenue entre-temps une star, Christine Pascal interprète le premier rôle dans «Le Chemin perdu», tourné à La Chaux-de-Fonds. Dans les années 1980, Patricia Moraz s’installe en France, où elle fonde la société Abilène Films et produit le premier film de Leos Carax «Boy Meets Girl» (1984) et «Rouge Midi» de Robert Guédiguian (1985). En 1986, elle participe à Paris à la création de la Fémis, l’école de cinéma, et y enseigne dès lors l’écriture de scénario et la production. Patricia Moraz est décédée dans la capitale française le 16 avril 2019 à l’âge de 79 ans. Les Journées de Soleure présenteront «Les Indiens sont encore loin» et «Le Chemin perdu» en souvenir de la cinéaste.

Christine Pascal (1953-1996) grandit à Lyon, où elle étudie la littérature, les langues et l’art dramatique, et, à 20 ans, fait la connaissance de Bertrand Tavernier. Dans «L’Horloger de Saint-Paul» (1973) et «Que la fête commence» (1975), deux films de celui-ci, la jeune comédienne se fait rapidement un nom et devient, aux côtés d’Isabelle Huppert et Isabelle Adjani, l’égérie du cinéma d’auteur français peu enclin aux compromis. En 1977, Christine Pascal et Isabelle Huppert jouent dans «Les Indiens sont encore loin» de Patricia Moraz. Christine Pascal s’établit alors en Suisse, travaille à la réalisation de son projet de fiction autobiographique baptisé «Félicité» en plus de son activité de comédienne – elle apparaît dans «Le Chemin perdu» de Patricia Moraz – et devient ainsi une des première actrices françaises à passer derrière la caméra. Après «La Garce» (1984), l’histoire d’un trio amoureux, elle réalise en 1989 «Zanzibar», une satire mordante des milieux du cinéma, qui ne fait qu’asseoir sa réputation de rebelle. Suivent «Le petit prince a dit» (1992), sur les relations père-fille, et «Adultère, mode d’emploi» (1995). Christine Pascal a tiré sa révérence le 30 août 1996 à Paris. Les Journées de Soleure mettront «Zanzibar» et «Le petit prince a dit» au programme des «Histoires du cinéma suisse».

Paule Muret est née en 1948 à Martigny. Après avoir étudié les beaux-arts à Lausanne et travaillé comme assistante-réalisatrice de Patricia Moraz («Les Indiens sont encore loin»), elle réalise le court métrage «Pour Bonnie» (1982), avec Jean-Pierre Léaud et Claudia Ribi, et part pour Paris, où elle travaille en qualité de scénariste, assistante de réalisation, assistante camérawoman, décoratrice et créatrice de costumes. En 1992, elle sort son premier long métrage de fiction «Rien que des mensonges», un drame relationnel, avec Fanny Ardant, Alain Bashung, Jacques Perrin et Christine Pascal, qui passe en compétition au Festival de Berlin. Le dernier film de Paule Muret, «This Is My Body», est présenté à Soleure en 2016. 

«Histoires du cinéma suisse» est la section des Journées de Soleure consacrée à l’histoire du cinéma. «Patricia Moraz, Christine Pascal et Paule Muret – Les copines font leur cinéma» est une collaboration avec la Cinémathèque suisse.

Communiqué de presse: Heidi Specogna est l’invitée d’honneur de la «Rencontre» 2020

La 55e édition des Journées de Soleure dédie le programme spécial «Rencontre» à la réalisatrice et productrice Heidi Specogna. Depuis plus d’un quart de siècle, la Biennoise multiprimée («Cahier africain», «Das kurze Leben des José Antonio Gutierrez») fait partie des documentaristes majeurs du cinéma européen.

«Son nom est synonyme de documentaire politique et donc d’un genre cinématographique classique dont la fonction n’a jamais été aussi fondamentale qu’aujourd’hui. Heidi Specogna met en lumière avec précision et sensibilité l’enchaînement des faits et pose un second regard sur la réalité. Elle observe, recherche, prend son temps, insiste, interroge et met finalement au jour des faits avérés. C’est un grand plaisir pour nous de consacrer la 25e Rencontre des Journées de Soleure à cette réalisatrice aussi courageuse qu’influente», se réjouit Anita Hugi, directrice des Journées de Soleure.

Née à Bienne en 1959, Heidi Specogna passe son enfance au pied du Jura. Après l’école de journalisme Ringier, elle travaille dans différents médias de Suisse alémanique et fait partie du collectif «Presseladen» de Zurich et s’initie à la photographie. Au début des années 1980, elle s’installe en Allemagne: c’est l’une des premières Suissesses à étudier dans une école de cinéma étrangère. Plusieurs courts métrages et films expérimentaux sont réalisés à l’Académie allemande du film et de la télévision de Berlin (dffb). Son premier moyen métrage documentaire, «Fährten», (1985) est tourné en noir et blanc; elle y questionne les gens et les paysages qu’elle a quittés pour aller étudier: sa sœur restée à Bienne, le Seeland, le Jura, la Suisse. Cet essai en forme de bilan personnel sur l’atmosphère du pays lui vaut d’emblée le Prix du cinéma bernois en 1985.

Suivent des mandats dans l’enseignement, la création de sa propre maison de production et ses deux premiers longs métrages documentaires, «Tania La Guerrillera» (1991) et «Deckname: Rosa» (1993), sur des femmes courageuses et combatives. Avec «Z-Man’s Kinder», la réalisatrice fait sa seule incursion dans la fiction et y donne aussi la première place à une femme obstinée. A partir de là, le travail de Specogna sera entièrement voué à la tradition du documentaire politique. Elle raconte l’histoire d’une militante du PKK («Eine Familienangelegenheit», 2004), d’un soldat guatémaltèque («Das kurze Leben des José Antonio Gutierrez», 2006) et d’une révolutionnaire de 90 ans («Zeit der roten Nelken», 2004). A deux reprises, elle suit l’homme politique uruguayen Pepe Mujica («Tupamaros», 1997, et «Pepe Mujica – Der Präsident», 2014).

Après l’Amérique latine, Heidi Specogna se tourne vers l’Afrique et porte un regard encore plus aigu sur ce qui se passe en arrière-fond de l’actualité politique – un bateau d’enfants esclaves au Gabon («Das Schiff des Torjägers», 2010) ou les investigations sur les crimes de guerre («Carte Blanche», 2011) et les victimes de viol en République centrafricaine («Cahier africain», 2016). La position documentariste de la cinéaste s’intensifie dans le même temps: rechercher, observer, poser des questions – et ainsi, avec une curiosité totale, libérer le regard pour remettre les faits dans leur contexte.

L’œuvre documentaire d’Heidi Specogna a été récompensée à de nombreuses reprises. Elle a ainsi reçu le Prix du cinéma suisse dans la catégorie du meilleur film documentaire et le Prix Grimme en Allemagne pour «Das kurze Leben des José Antonio Gutierrez». «Cahier africain» a valu à son auteure le Prix du cinéma allemand en plus du Prix du cinéma suisse, du Prix Grimme et du Prix du film allemand sur les droits de l'homme, qu’elle avait aussi reçu pour «Esther und die Geister». L’Académie allemande des Arts a récemment attribué à Heidi Specogna le Prix Konrad Wolf.

A côté de son activité de cinéaste, Heidi Specogna enseigne depuis de nombreuses années à l’Académie du cinéma du Bade-Wurtemberg à Ludwigsburg. Ses élèves ont notamment pour nom Nicolas Steiner, Nicole Vögele ou Nora Fingscheidt. La transmission des métiers du cinéma aura aussi sa place dans le programme proposé à Soleure. A l’occasion d’une masterclass, la réalisatrice, accompagnée de son monteur Kaya Ina, donnera un aperçu du travail accompli dans le cadre de son dernier projet, le film «Wachs und Gold», en cours de tournage en Ethiopie.

La «Rencontre» bénéficie du soutien de la Fondation Ernst Göhner.

Communiqué de presse: Assemblée des membres de la Société suisse des Journées de Soleure 2019

Anita Hugi fait ses premiers pas – Anita Panzer et Michela Pini siégeront au comité – les comptes annuels 2018/2019 bouclent positivement

A l’occasion de leur assemblée, qui s’est tenue le jeudi 27 juin, les membres de la Société suisse des Journées de Soleure (SSJS) ont accueilli la nouvelle directrice du festival de cinéma Anita Hugi. Anita Panzer et Michela Pini ont été élues à l’unanimité au comité de la société. Les comptes annuels 2018/2019 bouclent sur un résultat positif, grâce en particulier à l’augmentation des recettes provenant de la vente des billets. Le président Felix Gutzwiller a relevé que le festival était en forme et traversait une période faste et il a en particulier remercié Seraina Rohrer, qui quitte donc la direction du festival, de son engagement.

Le président de la Société suisse des Journées de Soleure Felix Gutzwiller s’est réjoui des perspectives prometteuses qui s’ouvrent devant les Journées de Soleure : «Avec la nouvelle directrice Anita Hugi et les nouveaux membres du comité Anita Panzer et Michela Pini, trois femmes d’une grande compétence vont marquer l’avenir des Journées de Soleure. Par ailleurs, à court et moyen terme, nous allons au-devant de finances saines. Cette bonne santé, cette réussite et le résultat positif du dernier exercice, nous les devons à tous nos partenaires, à l’équipe des collaborateurs et collaboratrices et à nos membres. Je les remercie de leur généreux soutien et de leur fidélité à toute épreuve ! J’adresse un merci tout particulier à notre directrice démissionnaire, Seraina Rohrer, pour son action, sa créativité, sa motivation, sa vision d’avenir et ses compétences, qu’elle a mises entièrement au service des Journées de Soleure. Je lui souhaite plein succès dans ses nouvelles fonctions à la Fondation suisse pour la culture Pro Helvetia.» Et le président a souhaité le meilleur début possible à Anita Hugi, la prochaine directrice : «Je suis heureux que nous ayons trouvé une personne parfaitement qualifiée pour succéder à Seraina Rohrer et j’ai la certitude qu’Anita Hugi va diriger les Journées de Soleure avec autant de cœur que d’intelligence !»

Les nouveaux membres du comité Anita Panzer et Michela Pini remplacent l’ancien conseiller d’État soleurois Klaus Fischer et le producteur de film Werner Swiss Schweizer, eux aussi chaleureusement remerciés pour avoir siégé avec compétence pendant de longues années dans l’organe stratégique.

Anita Panzer, membre du PLR, est maire de Feldbrunnen-St. Niklaus, dans le canton de Soleure, depuis 2013. Elle dirige une agence de communication et accepte notamment des mandats des pouvoirs publics, des PME et d’organisations non gouvernementales. Anita Panzer s’engage en outre en tant que présidente de la fondation Gottlieb et Hans Vogt, présidente du conseil d’administration des transports publics de Soleure et environs, membre du conseil d’administration de la Banque Raiffeisen Weissenstein, membre du conseil de fondation de WQ Solothurn et membre du comité de Tourisme Soleure Région.

Michela Pini, installée à Lugano, produit des films suisses de cinéma et de télévision depuis 2007. Elle travaille tout particulièrement avec de jeunes réalisateurs et réalisatrices. Elle a produit de nombreux courts métrages et documentaires et s’occupe également du développement de fictions. C’est ainsi qu’elle a coproduit «L'Ospite» de 

Duccio Chiarini, présenté en première mondiale sur la Piazza Grande au festival du film de Locarno et «Cronofobia» le premier film de Francesco Rizzi primé dans les festivals. Elle est membre du comité du GARP (le Groupe Auteurs Réalisateurs Producteurs) et préside la Ticino Film Commission.

Lors de l’assemblée des membres, les Journées de Soleure ont présenté le rapport annuel et les comptes annuels de leur 54e édition. Le résultat opérationnel se monte à CHF 147'000.-. Cet excédent réjouissant est dû entre autres aux substantielles économies réalisées, à l’évolution positive de la vente de billets et aux recettes accrues enregistrées dans l’acquisition de fonds en provenance de fondations. Le financement solide des Journées de Soleure a de surcroît été consolidé grâce à l’engagement contractuel d’un deuxième sponsor principal.

Communiqué de presse: Anita Hugi nommée directrice des Journées de Soleure

Les Journées de Soleure ont une nouvelle responsable : début août, Anita Hugi prendra la direction du festival du cinéma suisse. Ancienne directrice de la programmation du Festival International du Film sur l’Art (FIFA) à Montréal, elle dirigeait jusqu’ici l’émission «Sternstunde Kunst» de SRF et travaillait en qualité de membre de jurys et d’experte pour des festivals et des commissions suisses et internationales. Anita Hugi prend la succession de Seraina Rohrer, qui a choisi d’aller travailler à Pro Helvetia.

Anita Hugi possède une vaste expérience et une connaissance étendue des milieux suisses et internationaux du cinéma tout comme des Journées de Soleure. Née à Granges (SO) en 1975, elle a effectué sa scolarité dans la ville bilingue de Bienne. Après des études de traductrice à Zurich et Strasbourg, elle complète sa formation dans la communication culturelle et le journalisme, travaille en freelance pour différents médias suisses à partir de 1999 et, en 2005, est nommée rédactrice responsable de l’émission «Sternstunde Kunst» de SRF, la radio-télévision alémanique. Jusqu’en 2019, Anita Hugi assumera la responsabilité de la programmation, de la production et de la coproduction ainsi que du suivi rédactionnel de plus de 130 programmes suisses de toutes les régions du pays. Pour «Sternstunde Kunst», elle a produit notamment le cycle de films «Cherchez la femme», consacré à Sophie Taeuber-Arp, Meret Oppenheim, Manon et S. Corinna Bille et lancé le prix «Perspektive Sternstunde Kunst», qui est remis pendant les Journées de Soleure depuis 2013.

En 2016, une nouvelle activité s’ajoute à cette liste déjà longue ; Anita Hugi devient directrice de la programmation du Festival International du Film sur l’Art (FIFA) à Montréal. Elle y dirige toutes les sections et en crée une de plus, dédiée aux nouvelles formes narratives. Elle travaille enfin en qualité d’experte, de membre de jurys et d’enseignante et réalise ses propres projets à la tête de sa société « Narrative Boutique ».

Sa filmographie d’auteure et de productrice comprend en particulier les projets documentaires interactifs «Hanna la Rouge» (mis en image par Anja Kofmel, 2018) et «DADA-DATA» (coréalisé avec David Dufresne, 2016, récompensé notamment d’un Grimme Online Award à Cologne), ou le portrait d’Undine Gruenter (2016, qui a reçu à Munich le prix Literavision en tant que meilleur film traitant de littérature allemande).

Anita Hugi parle allemand, français, italien et anglais et vit à Zurich et Bienne. Elle succédera à Seraina Rohrer le 1er août 2019. Après avoir dirigé avec succès huit éditions, Seraina Rohrer quitte Soleure pour Zurich et entrer à la direction de la Fondation suisse pour la culture Pro Helvetia et prendre la tête du nouveau secteur innovation et société.

«Anita Hugi présente un bilan professionnel impressionnant et possède un vaste réseau dans le paysage suisse et international du cinéma, des festivals, de la promotion culturelle et des médias. Son profil, sa personne et son projet nous ont convaincus et nous sommes très heureux de lui transmettre la direction des Journées de Soleure», déclare Felix Gutzwiller, président de la Société suisse des Journées de Soleure.
La directrice désignée ajoute : «Plus que les autres festivals, les Journées de Soleure sont 

le rendez-vous vivant et authentique du public et de la création cinématographique suisse. C’est pourquoi j’aime ce festival depuis longtemps. Et la raison pour laquelle je compte m'y engager pleinement : pour le festival, pour le cinéma suisse et pour sa diffusion. »

Avec l’entrée en fonctions d’Anita Hugi, les Journées de Soleure seront dirigées pour la seconde fois par une femme. La rétrospective annuelle du cinéma suisse a été créée en 1966, elle fait partie des événements culturels renommés de Suisse et enregistre chaque année environ 65’000 entrées.

Les 55es Journées de Soleure ont lieu du 22 au 29 janvier 2020.