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Communiqué de presse: Les 56es Journées de Soleure auront lieu Communiqué de presse: Assemblée des membres de la Société suisse des Journées de Soleure 2020 Communiqué de presse: Les 55es Journées de Soleure enregistrent 66’000 entrées Communiqué de presse: «A la recherche de l’homme à la caméra» et «Baghdad in my Shadow» remportent les prix principaux des 55es Journées de Soleure Communiqué de presse: Parité et inclusion aux 55es Journées de Soleure Communiqué de presse: Les Journées de Soleure déplorent la disparition de la productrice Tiziana Soudani Communiqué de presse: Remise du «PRIX SWISSPERFORM – Prix d’art dramatique» 2020 Communiqué de presse: Le prix de la relève revient à Dejan Barac pour «Mama Rosa» Communiqué de presse: Les 55es Journées de Soleure ont commencé Communiqué de presse: Les 55es Journées de Soleure débutent aujourd’hui Communiqué de presse: Les 55es Journées de Soleure présentent en première suisse «Bildbuch», le dernier film de Jean-Luc Godard Communiqué de la presse: Un «Atelier de la pensée» consacré au thème «Pays étrangers, images étrangères?» Communiqué de presse: Le «PRIX SWISSPERFORM – Prix d’art dramatique» 2020 récompense Lorena Handschin, Roland Vouilloz, Stefan Kurt et Manuela Biedermann Communiqué de presse: L’avant-première de filmo aux 55es Journées de Soleure: La nouvelle version de «Anna Göldin – Letzte Hexe» est le premier film suisse à voir en 4K HDR Dolby Vision Communiqué de presse: La distributrice Bea Cuttat va recevoir le «Prix d’honneur» des 55es Journées de Soleure Communiqué de presse: Le programme des 55es Journées de Soleure La réalisatrice Ursula Meier, l’artiste Cemile Sahin et l’ambassadeur Mirko Manzoni siégeront au jury du Prix de Soleure 2020 Communiqué de presse: «Moskau Einfach!» de Micha Lewinsky ouvrira les feux aux 55es Journées de Soleure en 2020 Communiqué de presse: Patricia Moraz, Christine Pascal et Paule Muret – Les copines font leur cinéma Communiqué de presse: Heidi Specogna est l’invitée d’honneur de la «Rencontre» 2020 Communiqué de presse: Assemblée des membres de la Société suisse des Journées de Soleure 2019 Communiqué de presse: Anita Hugi nommée directrice des Journées de Soleure
Communiqué de presse: Les 56es Journées de Soleure auront lieu

Les 56es Journées de Soleure auront lieu du 20 au 27 janvier 2021 sous la forme d’une édition en ligne riche et variée. Le festival du cinéma suisse lance la section «A l’atelier» et décernera pour la première fois un prix destiné à un premier long métrage et baptisé «Opera prima». La «Rencontre» sera dédiée au réalisateur et producteur tessinois Villi Hermann, le programme spécial «Focus» traitera de la situation de la critique de films.

«Ces derniers mois, nous avons préparé les 56esJournées de Soleure sous la forme d’une édition hybride, à la fois sur place et en ligne. Étant donné l’évolution de la pandémie et les mesures de protection décidées par la Confédération et le Canton de Soleure, notre édition en ligne, conçue initialement comme la jambe libre, devient du coup notre jambe d’appui.», explique Anita Hugi, directrice des Journées de Soleure. «Le programme de films sera entièrement disponible sur notre plateforme payante, y compris les programmes spéciaux comme ‘Rencontre’ et ‘Focus’. Tous les prix seront maintenus et je me réjouis de présenter un nouvelle distinction.» Des discussions sur les films auront lieu et le programme annexe sera accompagné de formats de médiation virtuels et de connexions en direct. «L’organisation en ligne offre peut-être aussi et malgré tout la possibilité de nous adresser en ligne à un public qui ne connaît pas encore les Journées de Soleure ou le cinéma suisse», espère Anita Hugi. «Si les salles de cinéma sont ouvertes en janvier à Soleure, des films pourraient y être projetés en complément du festival en ligne, en accord avec les mesures de protection en vigueur.»

Felix Gutzwiller, le président des Journées de Soleure, ajoute: «Le coronavirus s’est propagé à grande vitesse dans le canton de Soleure comme ailleurs. Les grandes manifestations n’y sont donc pas autorisées avant la fin janvier 2021 et le nombre de participants est limité à 30 personnes. Notre planification se fonde sur d’étroits contacts avec les autorités et tient compte naturellement de la protection du public, des professionnels et des collaborateurs.»

Le projet de festival en ligne, avec un lien minime sur place, est aussi selon le président un signe de solidarité envers la branche du cinéma. «Nous souhaitons également souligner notre haute estime à l’égard de la culture cinématographique suisse justement en ces temps difficiles et ne pas renoncer totalement aux rencontres directes. Pouvoir annoncer, alors que la deuxième vague atteint son pic, la création d’une nouvelle section et d’un prix doté de 20’000 francs, ce sont là de très bonnes nouvelles.»

Les 56es Journées de Soleure vont en ligne

Les 56es Journées de Soleure auront lieu du 20 au 27 janvier 2021 sous la forme d’une édition en ligne multiforme. Les films seront proposés selon la programmation régulière du Festival. Des discussions sur les films auront lieu et le programme sera accompagné de formats de médiation virtuels et de connexions en direct. Toutes les récompenses, soit le «Prix de Soleure», le «PRIX DU PUBLIC», «Opera Prima» et d'autres distinctions ainsi que le «Prix d’honneur» seront effectivement remises. Pour autant que la situation sanitaire le permette, un programme de films sur place, adapté à cette situation, est envisagé. En partenariat avec les cinémas Canva, Capitol et Palace, un certain nombre de séances cinématographiques sont prévues en ville de Soleure. Les salles Konzertsaal, Landhaus et Reithalle ne seront pas ouvertes. En vue des 56es Journées de Soleure, 651 films de tous genres et toutes durées ont été envoyés aux organisateurs (année précédente: 626).

Un nouveau prix: «Opera Prima»

En inaugurant «Opera Prima», les Journées de Soleure innovent et créent un prix destiné aux premiers films dans le cinéma suisse. La compétition transversale accueillera tous les premiers longs métrages de la sélection officielle dans les sections «Panorama Suisse», «Prix de Soleure» et «PRIX DU PUBLIC» et le jury sera composé de spécialistes de la scène cinématographique suisse et internationale. La nouvelle distinction est dotée de 20’000 francs. Les fonds culturels de SUISSIMAGE et de la SSA en sont les donateurs.

Une «Rencontre» pour Villi Hermann

Le programme spécial «Rencontre» des 56es Journées de Soleure est dédié à Villi Hermann. Depuis plus d’un demi-siècle, le producteur et réalisateur bientôt octogénaire marque de son empreinte la création cinématographique suisse. Il a joué le rôle de pionnier du cinéma tessinois. Les Journées de Soleure présenteront la première rétrospective de son travail en Suisse et donneront accès à ses premiers films, qui ont été numérisés. «’Il nostro cinema deve parlare di noi’ – le cinéma doit parler de nous-mêmes: Villi Hermann suit depuis toujours cette ligne directrice. Réalisateur, il considère que sa tâche consiste à proposer une intervention poétique et à dialoguer avec l’art; producteur, il cherche à repérer les nouveaux talents et les prend sous son aile. Je ne peux pas imaginer aujourd’hui de meilleure Rencontre que celle qui rend accessible l’œuvre protéiforme de Villi Hermann», explique Anita Hugi.

Un éloge de la critique

Le programme spécial «Focus» se penchera sur la critique de cinéma. A l’enseigne de «Éloge de la critique – Lob der Kritik», des tables rondes et des master classes vont s’interroger sur le rôle qu’elle peut jouer aujourd’hui et demain. «Focus», conçu pour se dérouler en ligne, comprend aussi un riche programme de films. «Année après année, dans ‘Focus’, les Journées de Soleure mettent en discussion des thématiques d’actualité importantes pour la société et la création cinématographique suisse. La critique (de cinéma) fait partie intégrante du processus de fabrication d’un film – en effet, sans elle, il n’y a pas d’évolution. Son apport au débat critique et à la médiation approfondie du cinéma (suisse) est aujourd’hui mis sous pression dans les médias locaux, nationaux et internationaux, ce dont pâtit en particulier la culture cinématographique. Pourtant, notre intention n’est pas de revisiter le passé mais bien plutôt de jeter le regard vers le futur et de nous demander quelles impulsions seraient nécessaires pour que la critique puisse s’affirmer durablement», promet Anita Hugi, directrice des Journées de Soleure.

Une nouvelle section: «A l’atelier»

La nouvelle section «A l’atelier» se focalisera sur le processus de la création cinématographique. «Pour moi, il est important que Soleure propose les deux volets: un forum pour le cinéma suisse actuel et un autre pour les échanges artistiques. La première édition de «A l’atelier», qui se déroulera surtout en ligne à cause de la pandémie, proposera de nombreux programmes d’échange, en collaboration avec des partenaires nouveaux et anciens, suisses et internationaux», annonce Anita Hugi. La section comportera une large palette de manifestations axées sur l’interaction, ouvertes et fermées au public. Elle ira d’ateliers sur des questions créatives, culturelles et techniques à des master classes publiques ou des événements de match-making pour les professionnels de tous métiers en passant par des visionnages de films au stade du premier montage.

C’est ainsi que le renommé programme de conseil «First Cut Lab» dédié aux films de fiction fera étape en Suisse pour la première fois, que le réseau «Eurodoc» invite dans le cadre des 56es Journées de Soleure à un atelier (digital) destinés à des productrices et producteurs suisses et que la réalisatrice et scénariste suisse Petra Volpe («Frieden», «L'ordre divin») parlera dans le cadre d’une rencontre de son processus créatif. Le partenaire principal du programme «A l’atelier» est le Pour-cent culturel Migros Story Lab.

Les 56es Journées de Soleure ont lieu du 20 au 27 janvier 2021.

Les films sélectionnés en vue des trois compétitions que sont le «Prix de Soleure», le «PRIX DU PUBLIC» et «Opera Prima», de même que les programmes «Panorama Suisse» et «Histoires du cinéma suisse» seront présentés à la mi-décembre 2020.

Communiqué de presse: Assemblée des membres de la Société suisse des Journées de Soleure 2020

Élisabeth Baume-Schneider et Regine Sauter élues au conseil de direction – bouclement positif des comptes annuels 2019/2020 – rajeunissement du public

Lors de l’assemblée ordinaire qui s’est déroulée le jeudi 2 juillet, les membres de la Société suisse des Journées de Soleure ont élu la conseillère aux États Élisabeth Baume-Schneider et la conseillère nationale Regine Sauter au conseil de direction, à l’unanimité, réalisant ainsi l’égalité des sexes au sein de leur organe stratégique. Les comptes annuels bouclent avec un résultat positif ; les prestations propres représentent 35 % du chiffre d’affaires global. La presque totalité – 98,1 % – des festivaliers envisage de prendre part en 2021 à la prochaine édition du festival. La catégorie des festivaliers les plus jeunes enregistre une augmentation, pour la première fois depuis 2013.

Élargissement du conseil de direction 
Felix Gutzwiller, président des Journées de Soleure, s’est félicité du bilan positif : « Un programme varié, un public rajeuni, un dialogue plus soutenu entre les régions linguistiques et les générations et des objectifs budgétaires parfaitement atteints – ce sont là les buts qu’Anita Hugi s’était fixés et qu’elle a réussi à atteindre. Je lui adresse mes félicitations pour cette première ! Je voudrais aussi remercier nos partenaires sûrs, notre équipe compétente et nos membres fidèles.»

A propos des nouveaux membres du conseil de direction Élisabeth Baume-Schneider et Regine Sauter, le président a relevé que « cet élargissement est le reflet de notre stratégie. Avec la conseillère aux États Élisabeth Baume-Schneider et la conseillère nationale Regine Sauter, nous pouvons nous appuyer sur deux excellentes connaisseuses de la politique culturelle suisse et continuer d’étendre notre réseau dans l’économie et dans la région zurichoise ainsi que dans la partie francophone de notre pays. Nous honorons en particulier dans les délais notre engagement envers la Charte pour la parité et la diversité de SWAN (Swiss Women’s Audiovisual Network) et parvenons à notre objectif ‚50/50 jusqu’en 2020‘. Je me réjouis beaucoup de cette collaboration. »

Avec ces deux nouveaux membres, le conseil de direction de la Société suisse des Journées de Soleure en compte désormais un de plus, soit neuf. Au terme de sept ans d’activité, Peter Gomez, économiste et professeur émérite de l’Université de Saint-Gall, s’est retiré du conseil de direction. Son engagement et ses compétences lui ont valu de chaleureux remerciements.

Élisabeth Baume-Schneider (PS, Jura) siège au Conseil des États depuis 2019. Après des études en sciences économiques, politiques et sociales, elle a travaillé en tant qu’assistante sociale avant d’assumer, de 2003 à 2015, la direction du Département de la formation, de la culture et du sport au sein du Gouvernement jurassien, qu’elle a présidé en 2006, 2008 et 2012. Elle s’engage en faveur de la culture et proposera au Parlement jurassien en décembre 2015 d’adopter un crédit pour la construction du Théâtre du Jura à Delémont. Elle a présidé la Commission fédérale du cinéma pendant 8 ans. En avril 2016, elle est nommé en tant que directrice de la Haute école de travail social et de la santé à Lausanne, poste qu’elle occupe jusqu’au mois de juin de cette année.

Regine Sauter (PLR, Zurich) siège au Conseil national depuis 2015. Diplômée en sciences politiques, elle est membre de la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique. Depuis 2012, Regine Sauter dirige la Chambre de commerce zurichoise, association économique groupant environ 1100 entreprises des cantons de Zurich, Zoug et Schaffhouse. Elle représente cette association dans plusieurs commissions et organisations, au comité des directeurs d’association d’Economiesuisse et au comité de l’Institut européen de l’Université de Zurich. Elle siège aussi dans des conseils d’administration et de fondation, entre autres de l’Opéra de Zurich et de l’Institut suisse pour l’étude de l’art.

Rapport annuel 2019/2020
Anita Hugi, directrice des Journées de Soleure, a commenté en ces termes le rapport annuel de l’exercice 2019/2020 : « A mon entrée en fonction, mon credo était le suivant : préserver la tradition, construire l’avenir ! Je suis très heureuse que nous ayons pu atteindre nos objectifs. Pour moi, construire l’avenir signifie également donner un espace tant au public et au cinéma des seniors qu’au public et au cinéma des juniors. C’est pourquoi je suis particulièrement heureuse de relever que, selon notre nouvelle enquête auprès du public, les 15-24 ans ont été de nouveau plus nombreux à assister aux Journées de Soleure, pour la première fois depuis 2013, et que 9,4 % des personnes interrogées ont assisté au festival pour la première fois. »

Selon le même sondage, 98,1 % des personnes interrogées ont indiqué vouloir revenir l’année prochaine. Ce succès se reflète aussi dans la fréquentation. La 55e édition des Journées de Soleure a enregistré 66’332 entrées (+1’361 par rapport à l’année précédente), et le taux de remplissage des salles a progressé de 1,9 %. «Le vendredi – avec 10’969 entrées – a été le plus chargé dans l’histoire du festival », a ajouté Anita Hugi.

Les comptes annuels des 55es Journées de Soleure présentent un résultat opérationnel de CHF 11’559.-. Les prestations propres constituent 35 % du chiffre d’affaires total (contre 32 % l’année précédente), les subventions 30 % (30% l’année précédente), le sponsoring 27 % (30 %) et les fondations 7 % (8 %).

Coup d’œil sur les 56es Journées de Soleure
Dans les réseaux sociaux, les 55es Journées de Soleure ont enregistré une augmentation de 39 %. L’utilisation du site internet et de l’application a également fortement progressé.

Pour tenir compte de cette évolution, de l’essor actuel de la numérisation et des besoins du public, les Journées de Soleure élaborent un nouveau site internet et étendent encore davantage leur présence dans l’espace numérique.

« Le confinement du mois de mars a immédiatement montré quelle était la place essentielle de la culture dans notre société et montré aussi que, dans notre monde globalisé, il sera d’une importante capitale d’assurer l’accès à une culture (cinématographique) autochtone et vivante», prédit Anita Hugi.

Pendant le confinement, les Journées de Soleure ont publié en particulier une série d’interviews avec 16 professionnels exerçant différents métiers sur les conséquences de la crise sanitaire pour le cinéma suisse.

« Ce qui nous est arrivé au printemps 2020 et comment la société où nous vivons peut mieux se préparer aux crises globales et aux dangers qu’elles comportent – nous devrons tous nous en préoccuper. » Dans la perspective de la 56e édition des Journées de Soleure, la directrice le révèle aujourd’hui : « Le programme de films et le programme annexe seront une incitation à la réflexion et à l’action – et une occasion de célébrer plus que jamais le cinéma suisse. Projection – se projetervers l’avant sera notre leitmotiv. »

 

Le rapport annuel des 55es Journées de Soleure est à disposition en ligne.

Plus d'infos concernant l'association SSJS sur le site internet des Journées de Soleure.

Communiqué de presse: Les 55es Journées de Soleure enregistrent 66’000 entrées

Les Journées de Soleure ont pris fin hier soir par la cérémonie de remise des prix et la «Soirée de clôture». La 55e édition a enregistré 66’000 entrées. Le «Prix de Soleure» a récompensé Boutheyna Bouslama pour son premier film, le documentaire «A la recherche de l’homme à la caméra». Samir a reçu le «PRIX DU PUBLIC» pour son thriller sur des exilés irakiens «Baghdad in my Shadow».

«Je suis très heureuse de ce bilan», commente Anita Hugi, la directrice des Journées de Soleure à propos des résultats de la première édition placée sous sa responsabilité. «Le programme des 55es Journées de Soleure a rencontré un grand écho. Avec plus de 66’000 entrées et un taux d’occupation des salles de 70,5% (+2%), l’intérêt suscité par le cinéma suisse a encore augmenté. Vendredi dernier, le 24 janvier, nous avons enregistré le plus grand nombre de spectateurs de tous les vendredis dans l’histoire du festival, avec plus de 11’000 entrées. Comparé à l’année dernière, nous constatons une augmentation de plus de 1'000 entrées (2019: 64'971 entrées). Ces chiffres n’ont été dépassés qu’en 2015, année du cinquantième anniversaire, où 68’000 entrées avaient été enregistrées, un record. En 2020, le nombre total de sièges a diminué par rapport aux années précédentes, notamment à cause des travaux de rénovation entrepris au cinéma Palace, où le nombre de places a baissé au moment de la réouverture. L’augmentation des chiffres effectifs à plus de 66'000 entrées est d’autant plus appréciable.» Au sujet des prix décernés lors de cette 55e édition, Anita Hugi relève que «ce palmarès témoigne en faveur d’une conception des Journées de Soleure qui me plaît beaucoup. Il associe les régions linguistiques, les générations, les genres et le public pour un dialogue fécond.»

Parmi les autres temps forts de la rétrospective, signalons la remise des Prix Upcoming et la première party des hautes écoles de cinéma organisées dans l’ancienne zone industrielle d’Attisholz, non loin de Soleure. C’est là que Dejan Barac a décroché le Prix de la relève des 55es Journées de Soleure pour son premier court métrage documentaire, «Mama Rosa». Après un événement réservé aux professionnels et la cérémonie de remise des prix, un millier de festivaliers a dansé jusqu’au petit matin. Plus de 170 jeunes en formation venus de toutes les régions du pays ont bénéficié de nouvelle accréditation destinée aux étudiants en cinéma.

Devant une salle comble, la section parallèle «Focus» était consacrée au boom de la narration sérielle. Le «Prix d’honneur» a été attribué à la distributrice Bea Cuttat et les projecteurs de la «Rencontre» ont mis en exergue le cinéma de la documentariste Heidi Specogna. Sept jours durant, elle a présenté personnellement une œuvre entamée il y a près de quarante ans et donné aussi un aperçu de sa manière de travailler à l’occasion de deux master-classes ouvertes au public. Le section parallèle «Histoires du cinéma suisse» a également rendu hommage à des réalisatrices: à la faveur de cinq fictions des pionnières romandes Patricia Moraz, Christine Pascal et Paule Muret, le public a (re)fait connaissance avec des «inconnues connues» de l’histoire du cinéma suisse. Le point d’orgue du programme historique a été donné par un atelier Wikipédia durant lequel, à l’enseigne de «Who writes his_tory», des notices ont été rédigées sur des femmes qui se sont illustrées dans le cinéma de notre pays.

«Panorama Suisse s’est aussi distingué par sa forte présence féminine. Je suis particulièrement heureuse de voir que, pour la première fois, nous avons pu atteindre la parité pour ce qui concerne les films de court et de moyen métrage au programme», se réjouit Anita Hugi. «Le pourcentage de réalisatrices était aussi remarquablement élevé dans les sections consacrées par des prix. »

La 55e édition des Journées de Soleure a en outre accueilli le premier «Atelier de la pensée», dédié au thème des «pays étrangers, images étrangères ?», à la Säulenhalle du Landhaus. Douze professionnels ont échangé leurs vues, devant une centaine de personnes intéressées, sur la manière de gérer les images postcoloniales dans le cinéma suisse.

Pas moins de 179 courts, moyens et longs métrages suisses étaient à l’affiche de «Panorama suisse» de cette 55e édition des Journées de Soleure et ont été projetés sur neuf écrans du 22 au 29 janvier 2020.

Communiqué de presse: «A la recherche de l’homme à la caméra» et «Baghdad in my Shadow» remportent les prix principaux des 55es Journées de Soleure

La 55e édition des Journées de Soleure s’est achevée aujourd’hui par la cérémonie de remise des prix à l’occasion de la «Soirée de clôture». Le jury a attribué le «Prix de Soleure» au documentaire «A la recherche de l’homme à la caméra» de Boutheyna Bouslama, alors que le film de fiction de Samir «Baghdad in my Shadow» s’est vu remettre le «PRIX DU PUBLIC». 

Boutheyna Bouslama a reçu le douzième «Prix de Soleure» pour son premier film, «A la recherche de l’homme à la caméra». Dans son documentaire, la réalisatrice tunisienne raconte la quête qu’elle a menée pendant trois ans pour retrouver Oussama, son ami d’enfance. Au cours de cette véritable odyssée, elle rencontre des personnes qui ont connu cet activiste média syrien disparu et brosse le portrait contrasté d’un homme invisible. Ursula Meier, Cemile Sahin et Mirko Manzoni, les trois membres du jury, se sont montrés impressionnés «narration du film et son écriture cinématographique ainsi que par la place toujours juste de la réalisatrice face au vide laissé par son ami. Avec son film elle donne une visibilité aux disparus des guerres et aux conflits oubliés et elle le fait avec une sincérité dont on aurait plus souvent besoin.»

Boutheyna Bouslama a suivi une formation en arts visuels et cinéma à la HEAD, la Haute Ecole d’Art et de Design, à Genève. Quand son permis de séjour valable pour suivre des études en Suisse a été échu, elle a dû quitter le pays et vit depuis à Istanbul. «A la recherche de l’homme à la caméra» est une coproduction de la société de production genevoise Close Up Films. Doté de 60'000 francs, le prix du jury est offert par le Fonds «Prix de Soleure» ainsi que le Canton et la Ville de Soleure. Le montant est partagé à parts égales entre la réalisatrice et l’entreprise de production.

Samir a reçu le PRIX DU PUBLIC, doté de 20’000 francs, pour «Baghdad in my Shadow». Le réalisateur irako-suisse y raconte l’histoire d’une communauté d’Irakiens en exil qui se réunissent quotidiennement à Londres au café Abu Nawas et dont les vies sont bientôt inextricablement liées les unes aux autres.

Le «PRIX DU PUBLIC» a été remis pour la 13e fois par le sponsor principal du festival Swiss Life, en partenariat avec les Journées de Soleure. Le prix est partagé à parts égales entre le réalisateur et la société de production (Dschoint Ventschr Filmproduktion). «Baghdad in my Shadow» est nominé au Prix du cinéma suisse 2020 dans les catégories «meilleur film de fiction», «meilleur scénario» et «meilleur montage». Le film est sorti dans les salles alémaniques en 2019 et démarrera le 19 février 2020 dans les salles de Suisse romande.

Communiqué de presse: Parité et inclusion aux 55es Journées de Soleure

Une année après avoir apposé leur signature au bas de la Charte pour la parité et l’inclusion de SWAN (Swiss Women’s Audiovisual Network), les Journées de Soleure ont présenté aujourd’hui leurs statistiques, portant sur le programme 2020. Dans la section Panorama Suisse, 50% des courts métrages et 32% des longs métrages étaient l’œuvre de réalisatrices. La proportion de femmes a aussi augmenté dans les organes décisionnels des Journées de Soleure. Trois femmes (38%) siègent désormais au conseil de direction, alors que les femmes représentent 43% des membres du comité directeur. La direction des Journées de Soleure est occupée par une femme, Anita Hugi. Ces chiffres ont été présentés pendant l’Edit-a-thon «Who writes his_tory?», au cours duquel, pour mettre le point final au programme de films historiques «Les copines font leur cinéma», des notices Wikipédia ont été rédigées sur des femmes dans le cinéma suisse.

«Les chiffres concernant la sélection de cette année sont très réjouissants, surtout parce que, pour la première fois, nous avons, en janvier 2020, atteint la parité au chapitre des courts et moyens métrages», commente Anita Hugi, directrice des Journées de Soleure. «Dans les sections sanctionnées par un prix, la part de femmes réalisatrices est également élevée et c’est réjouissant. Les Journées de Soleure reconnaissent les revendications de la Charte. Cette dernière est un précieux instrument pour permettre aux femmes de trouver leurs marques.» Les coprésidentes de SWAN Gabriel Baur et Stéphane Mitchell vont dans le même sens: «Aujourd’hui sept festivals de cinéma suisses ont signé la Charte. Les chiffres recueillis par les Journées de Soleure montrent que des changements par la coopération sont possibles et rapidement. Le fait que la nouveau Pacte de l’audiovisuel prévoit un monitorage des genres nous conforte dans notre détermination.»

Pendant le premier Edit-a-thon «Who writes his_tory?», des débutantes et des chevronnées ont rédigé des notices Wikipédia sur des femmes qui se sont illustrées dans le cinéma suisse pour l’encyclopédie en ligne. Les participantes ont observé une minute de silence à la mémoire de la productrice tessinoise Tiziana Soudani, marraine soleuroise de la Charte SWAN, décédée le weekend dernier. «Pendant trente ans, Tiziana Soudani a été une exceptionnelle productrice, une source d’inspiration, un modèle à suivre et une avocate de SWAN. Elle nous manquera cruellement», ont déploré les deux coprésidentes de l’association.

Les chiffres des 55es Journées de Soleure

Sur les 81 longs métrages sélectionnées, la réalisation a été assurée à 32% par des femmes. La proportion de femmes dans les films soumis à la commission de sélection a été de 29%. Elle représentait 50% dans la commission de sélection.

Sur les 81 courts métrages sélectionnés, les femmes étaient aux commandes de la réalisation dans 50% des cas. La proportion de femmes en ce qui concerne les films soumis à la commission de sélection a atteint 50%. Elle était de 75% dans la commission de sélection.

Douze films de 5 réalisatrices et 8 réalisateurs ont concouru au «Prix de Soleure», dont un film en coréalisation (h/f), c’est-à-dire que la part des réalisatrices a été de 37%. Deux femmes et un hommes ont siégé au jury.

Le «PRIX DU PUBLIC» a vu s’affronter 12 films de 5 réalisatrices et 8 réalisateurs, dont un film en coréalisation (h/h), c’est-à-dire que la part des réalisatrices a atteint 42%.

Dans l’ensemble de «Panorama Suisse», on relève les noms de 82 réalisatrices (31 de longs métrages et 51 de courts métrages) et ceux de 134 réalisateurs (66 de longs métrages et 66 de courts métrages).   

Les sections parallèles «Rencontre» (18 courts et longs métrages), «Histoires du cinéma suisse» (10 films) et «Focus» (8 films) ne sont pas comprises dans ces chiffres.

Communiqué de presse: Les Journées de Soleure déplorent la disparition de la productrice Tiziana Soudani

Les Journées de Soleure ont appris avec une profonde tristesse la mort de Tiziana Soudani. Aux 52es Journées de Soleure, la Tessinoise avait été la première productrice de cinéma à recevoir le «Prix d’honneur». Pendant plus de trente ans, elle a fait preuve d’un flair infaillible pour détecter le talent et a soutenu la relève avec une sensibilité et une générosité qui lui étaient propres. Ses documentaires et ses films de fiction ont été primés à de multiples reprises, c’est ainsi que «Le meraviglie» d’Alice Rohrwacher a obtenu en 2014 le Grand Prix du jury au Festival de Cannes. Ses trois derniers films, «Love me Tender», «Amazonian Cosmos» et «Monsieur Pigeon» sont à l’affiche de la 55e édition des Journées de Soleure.

«Tiziana Soudani s’est battue avec une forte dose d’intuition et d’esprit de suite pour les visions artistiques des hommes et femmes qui furent ses auteurs et ses réalisateurs. Elle a toujours placé une confiance absolue en particulier dans les premiers films de la pépinière de talents d’Amka Films. Les Journées de Soleure, le cinéma suisse et le 7e art européen perdent une courageuse pionnière et une personnalité rayonnante et inspirante», dit Anita Hugi, directrice des Journées de Soleure. «Nous adressons nos plus sincères condoléances à la famille de Tiziana Soudani et à ses proches.»

Tiziana Soudani est née et a grandi à Locarno. En 1987, elle a fondé avec son mari Mohammed Soudani la société de production Amka Films. Elle a ensuite exercé des activités pour le Festival du film de Locarno et effectué des séjours à l’étranger. Après avoir produit des documentaires sur le continent africain, Tiziana Soudani s’est tournée toujours plus vers la production de films en Suisse et en Europe. Parmi les nombreuses fictions qu’elle a produites, citons «Pane e tulipani» de Silvio Soldini, «Waalo Fendo (Là où la terre gèle)» de Mohammed Soudani (Prix du cinéma suisse, 1998), «Vodka Lemon» de Hiner Saleem, «L’intervallo» de Leonardo Di Costanzo, deux films primés à Venise, ainsi que «Le meraviglie» d’Alice Rohrwacher, Grand Prix du jury à Cannes en 2014. Tiziana Soudani a en outre produit plus d’une centaine de documentaires. Elle a travaillé comme experte auprès de l’Office fédéral de la culture et s’est également engagée dans l’Académie du cinéma suisse et l’Académie européenne du cinéma. En 2019, en qualité de marraine des Journées de Soleure, Tiziana Soudani a apposé sa signature au bas de la Charte pour la parité et l’inclusion de SWAN (Swiss Women’s Audiovisual Network).

Les dernières en date des productions de Tizina Soudani, «Love me Tender» (2019, réalisation: Klaudia Reynicke), «Amazonian Cosmos» (2019, réalisation: Daniel Schweizer) et «Monsieur Pigeon» (2019, réalisation: Antonio Prata) figurent au programme des 55es Journées de Soleure.

Communiqué de presse: Remise du «PRIX SWISSPERFORM – Prix d’art dramatique» 2020

Lorena Handschin, Roland Vouilloz et Manuela Biedermann se sont vu remettre ce soir à la Reithalle de Soleure le «PRIX SWISSPERFORM – Prix d’art dramatique» 2020. Stefan Kurt a reçu quand à lui en son absence le Prix spécial du jury. Depuis 2011, le «PRIX SWISSPERFORM – Prix d’art dramatique», remis dans le cadre des Journées de Soleure, récompense des acteurs et actrices pour leur interprétation d’un premier ou second rôle dans une production télévisuelle.

Lorena Handschin a reçu prix pour son interprétation d’un premier rôle féminin, celui de Sophie, une jeune femme, dans la quatrième saison de «Nr. 47». «A l’occasion d’un examen de routine, le médecin lui annonce qu’elle souffre d’un cancer. Le désespoir consécutif au diagnostic, la révolte contre le destin et l’acceptation douloureuse – Sophie traverse toute une série d’états psychiques intenses et doit faire face simultanément aux réactions du monde extérieur. Lorena Handschin interprète le rôle de Sophie de manière crédible à tous points de vue et traduit bien le poids exténuant des émotions. La manière qu’a Sophie de se réconcilier avec le destin et de prendre congé de ses amis émeut presque aux larmes – sans être jamais larmoyante», c’est en ces termes que le jury a justifié son choix. 

La distinction pour le premier rôle masculin est allée à Roland Vouilloz pour le rôle du policier de l’antiterrorisme dans «Helvetica». «Roland Vouilloz campe un enquêteur de la police fédérale suisse chargé de la lutte contre les structures mafieuses. On se demande si le chaleureux policier est digne de confiance ou joue un double jeu. Roland Vouilloz donne un éclat et un flegme chatoyant au personnage et le rend ainsi à la fois sympathique et imprévisible. Son interprétation reste constamment dans la discrétion, de sorte que l’on suit l’évolution du personnage avec beaucoup d’impatience. Les conflits intérieurs qui minent le personnage, Roland Vouilloz les fait apparaître avec habileté sans pour autant les mettre au premier plan. Il confère de la personnalité à son personnage et, en virtuose, parvient à nous communiquer toute sa complexité», a estimé le jury dans ses attendus.

Manuela Biedermann a décroché le prix pour son interprétation d’un second rôle dans la série TV «Wilder». Selon le jury, «Manuela Biedermann campe Susann Walter, la responsable locale de la police, confrontée à un meurtre dans le Jura bernois, et déploie en l’occurrence de manière subtile tout son potentiel de comédienne. Elle joue discrètement, chaleureusement et maternellement la policière au bon sens terrien, peu conventionnelle, qui, dans un environnement embrouillé, garde toujours les pieds sur terre – bien qu’elle tutoie tout le monde. Son interprétation est engagée, nuancée et toujours assaisonnée d’un soupçon d’humour.»

Enfin, Stefan Kurt a emporté l’adhésion du jury, qui lui a attribué son prix spécial, en professeur Sennhauser, charismatique mais manipulateur, dans le film «Aus dem Schatten – eine Zeit der Hoffnung» de Marcel Gisler. «En face de ce médecin charismatique, on ne sait jamais sur quel pied danser. Extérieurement, il sourit amicalement, apparemment attentionné, alors qu’en son for intérieur se cache un véritable scélérat, prêt à cogner à n’importe quel moment. L’amabilité est son arme et en même temps son masque. Stefan Kurt incarne ce personnage avec la légèreté apparente qui lui est propre et impressionne une fois de plus en tant qu’acteur aux multiples facettes. Il nous montre de façon magistrale qu’un visage sérieux peut dissimuler des intentions manipulatrices», a commenté le jury dans son éloge du lauréat. Comme Stefan Kurt n’a pas pu recevoir son prix en personne, il a remercié le jury dans un message en vidéo.

Communiqué de presse: Le prix de la relève revient à Dejan Barac pour «Mama Rosa»

Les 55es Journées de Soleure ont remis ce soir les prix d’encouragement «Upcoming». Le prix de la relève institué par SSA / SUISSIMAGE et doté de 15'000 francs revient à Dejan Barac pour «Mama Rosa». La bourse au développement du «Upcoming Lab» est attribuée à Lasse Linder pour «Another Day in the Garden» et Lorraine Perriard pour «Autrefois les Doryhores». «17 Days», «Au79», «Beuteltier», «Diamonds» et «New Age» sont nommés au «Best Swiss Video Clip». Les trois réalisatrices Marjolaine Perreten («Le dernier jour d’automne»), Sophie Laskar («Newspaper News») et Aline Höchli («Warum Schnecken keine Beine haben») reçoivent les prix du meilleur film d’animation.

La compétition «Upcoming Talents» présentait 22 courts métrages de tous les genres. Le jury du prix de la relève, composé de Eva Vitija (réalisatrice), Joëlle Bertossa (productrice) et Fulvio Bernasconi (réalisateur) attribue le prix à Dejan Barac pour «Mama Rosa»: «Le film, très personnel et réalisé à l'aide de sages décisions de mise en scène, nous a profondément émus et confrontés aux questions universelles de la vie humaine: être enfermé dans une situation sans issue, manquer de reconnaissance et toujours se contenter de donner. Avec ce film, le respect dont est privé le personnage de Mama Rosa dans sa vie lui est restitué.»

Dejan Barac est né en 1985 dans le canton des Grisons. Il a fait un bachelor en réalisation à la HSLU (Hochschule Luzern – Design & Kunst). «Mama Rosa» est son film de diplôme. Son court métrage documentaire est un hommage à sa mère.

En collaboration avec SUISSIMAGE et la SSA le «Upcoming Lab» remet une contribution au développement de 5'000 francs à deux esquisses susceptibles de donner naissance à de véritables projets cinématographiques. Lasse Linder avec le projet «Another Day in the Garden» et Lorraine Perriard avec le projet «Autrefois des Doryhores» sont les lauréats de cette année.

Sur 197 envois, la commission de sélection du programme «Best Swiss Video Clip» avait retenu 14 travaux qui couvrent un large éventail de genres musicaux. Doté de 2’000 francs, ses cinq nominations vont à:

  • «17 Days» de Annie Taylor, réalisation: Bastien Bron, Laetitia Gauchat
  • «Au79» de Big Zis, réalisation: Franziska Schläpfer
  • «Beuteltier» de Panda Lux, réalisation: Gregor Brändli
  • «Diamonds» de Yao Bobby & Simon Grab, réalisation: Tillo Spreng, Tobias Kubli
  • «New Age» de Moes Anthill, réalisation: Sarah Hugentobler

Les clips nominés se disputeront le «Best Swiss Video Clip», qui sera attribué à l’occasion du festival m4music le 21 mars 2020.  

«Best Swiss Video Clip» est un partenariat avec m4music, le festival de musique pop du Pour-cent culturel Migros, et la FONDATION SUISA.

Les prix du public SSA / SUISSIMAGE pour le meilleur film d’animation sont remis à trois films. Le premier prix de 5'000.- francs revient à Marjolaine Perreten pour «Le dernier jour de l’automne». «Newspaper Nees» de Sophie Laskar est placé deuxième (3'000 francs), et «Warum Schnecken keine Beine haben» de Aline Höchli obtient le troisième prix de 2’000 francs.

La remise des prix a eu lieu dans le cadre de la «Upcoming Award Night».

Le programme «Upcoming» est soutenu par le Pour-cent culturel Migros.

Communiqué de presse: Les 55es Journées de Soleure ont commencé

Die 55. Ausgabe der Solothurner Filmtage wurde heute Abend mit dem Spielfilm «Moskau Einfach!» von Micha Lewinsky eröffnet. Bundesrat Alain Berset, der Präsident der Solothurner Filmtage Felix Gutzwiller und die Direktorin Anita Hugi wandten sich in ihren Reden an die 900 geladenen Gäste aus Kultur, Politik und Wirtschaft.

Bundesrat Alain Berset sagte in seiner Eröffnungsrede: «Je schneller die gesellschaftlichen Veränderungen, desto wichtiger wird es, dass wir die reale, gegenwärtige Schweiz im Medium Film erleben – sonst erstarrt unser Selbstbild.» Deshalb, so Berset weiter, sollten künftig Streamingdienste auch in den Schweizer Film investieren. Der Kulturminister betonte, solche Regeln seien in Europa mittlerweile üblich. Die Schweizer Pläne würden aber einen «feinen Unterschied» aufweisen: «So sollen Online-Anbieter selber entscheiden können, in welche Filme oder Fernsehserien sie investieren wollen.»

Felix Gutzwiller unterstrich die Bedeutung des Filmschaffens für die Gemeinschaft und sprach vom Schweizer Film als «Cinéma Citoyen»: «Wir brauchen ein Kino, das sich engagiert und neue Formen der Solidarität erprobt. Citoyenne oder Citoyen zu sein bedeutet, aktiv und verantwortungsvoll am Gemeinwesen teilzunehmen. Auch das Filmschaffen muss diese Rolle wahrnehmen. Wir brauchen glaubwürdige Bilder und Narrative, die den Zusammenhalt in unserer Gesellschaft stärken.»

Anita Hugi erinnerte mit Blick auf den Eröffnungsfilm «Moskau Einfach!» von Micha Lewinsky daran, wie aktuell das Thema Überwachung gerade heute ist: «Die Komödie über die Fichenaffäre ist auch ein ernsthafter Appell für einen sorgfältigen, demokratisch legimitierten Umgang mit unseren persönlichen Daten.» Für ihre erste Ausgabe als Direktorin der Solothurner Filmtage wünschte sie sich, dass diese im Zeichen des Dialoges stünden: «Film verbindet und ermöglicht Tiefgang. Ich freue mich auf ein mehrsprachiges, engagiertes und offenes Festival».

Bis zum 29. Januar 2020 werden auf neun Leinwänden insgesamt 179 kurze, mittellange und lange Schweizer Filme zu sehen, darunter darunter 21 Langfilmdebüts und 21 Premieren aus allen Landesteilen.

Die Jury des «Prix de Soleure» setzt sich aus der Regisseurin Ursula Meier, der Künstlerin Cemile Sahin und Mirko Manzoni, dem persönlichen Gesandten des UNO-Generalsekretärs in Mozambique, zusammen. Die Regisseurin Heidi Specogna wird mit der «Recontre» geehrt. Der «Prix d’honneur» geht an die Verleiherin Bea Cuttat. Das Spezialprogramm «Fokus» steht «Im Bann der Serien». In «Histoires du cinéma suisse» sind fünf Spielfilme der Westschweizer Filmpionierinnen Patricia Moraz, Christine Pascal und Paule Muret zu sehen.

Zahlreiche Gäste, Podiumsdiskussionen, Konzerte, Workshops und das erste Fest der Schweizer Filmhochschulen im Industrieareal Attisholz vor den Toren Solothurns runden das Filmprogramm ab.

Communiqué de presse: Les 55es Journées de Soleure débutent aujourd’hui

Ce soir, le film de fiction «Moskau Einfach!» de Micha Lewinsky donnera le coup d’envoi de la 55e édition du festival. Le conseiller fédéral Alain Berset, le président des Journées de Soleure Felix Gutzwiller et la nouvelle directrice Anita Hug prononceront leurs discours devant un parterre de 900 invités. D’ici au 29 janvier 2020, pas moins de 179 courts, moyens et longs métrages défileront sur les neuf écrans dévolus au cinéma suisse, dont 21 premiers films de long métrage et 21 premières de toutes les régions du pays. Le jury du «Prix de Soleure« est composé de la réalisatrice Ursula Meier, de l’artiste Cemile Sahin et de Mirko Manzoni, envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU pour le Mozambique. La réalisatrice Heidi Specogna sera l’invitée de marque de la «Rencontre» et le «Prix d’honneur» récompensera la distributrice Bea Cuttat. Le programme spécial «Focus» sera placé «sous l’emprise des séries». La section «Histoires du cinéma suisse» présentera cinq fictions de trois pionnières romandes – Patricia Moraz, Christine Pascal et Paule Muret. De nombreux invités, des débats contradictoires et autres tables rondes, des concerts, une party et la première Fête des hautes écoles suisses de cinéma, organisée à Attisholz, compléteront le programme de films.

«Avec le nouveau ,Atelier de la pensée’ sur le thème ,Pays étrangers, images étrangères’ et le ,Bildbuch – Le livre d'image’ de Jean-Luc Godard, nous avons élargi ces derniers jours notre riche programme avec des perles rares et renforcé l’identité de Soleure comme lieu d'échange et de dialogue», explique la nouvelle directrice des Journées de Soleure, Anita Hugi. «Plus de 150 étudiants en cinéma de Suisse utilisent la nouvelle accréditation d'étudiant. Les chiffres de la prévente sont également très réjouissants. Maintenant, j'ai hâte de d’accueillir les cinéastes et le public».

Pour la première fois, dans la catégorie des courts métrages (moins de 59 minutes), le nombre de films de réalisatrices est pratiquement égal au nombre de films réalisés par des hommes. Neuf documentaires et trois fictions sont nominés au «Prix de Soleure». Le «PRIX DU PUBLIC» se disputera entre douze films. La première fête des écoles de cinéma suisses réunit les écoles de Genève, Lausanne, Lucerne et Zurich le samedi soir après la Upcoming Award Night à la cantine Attisholz Nord.

Parmi les invités des 55es Journées de Soleure, relevons les noms de Paule Muret, invitée du programme historique et Jim Mc Kay, réalisateur de séries américaines ainsi que les cinéastes Eric Bergkraut, Erik Bernasconi, Fulvio Bernasconi, Sabine Boss, Boutheyna Bouslama, Thomas Burkhalter, Andrea Caccia, Laura Coppens, Basil Da Cunha, Dieter Fahrer, Stéphane Goël, Romain Graf, Peter Guyer, Edgar Hagen, Blaise Harrison, Mischa Hedinger, Niklaus Hilber, Hao Hohl-Yu, Daniel Howald, Nicolas Humbert, Esen Isik, Christoph Kühn, Delphine Lehericey, Micha Lewinsky, François-Christophe Marzal, Callisto Mc Nulty, Ursula Meier, Pierre Monnard, Maria Müller, Lorenz Nufer, Daria Onyshechenko, Gertrud Pinkus, Klaudia Reynicke, Stéphane Riethauser, Manuela Rüegg, Samir, Karim Sayad, Jonas Schaffter, Daniel Schweizer, Heidi Specogna, Carmen Stadler, Anna Thommen, Eva Vitjia, David Vogel et Jacqueline Zünd.

Les organisateurs attendent aussi les acteurs et actrices Ursula Andermatt, Elodie Bordas, Luc Bruchez, Antonio Buil, Philippe Graber, Anne Haug, Luca Kurt, Michael

Maertens, Anna-Catharina Müller, Elisabeth Niederer, Michèle Rohrbach, Anja Martina Schaerer, Sven Schelker, Oriana Schrage, Corinne Soland, Miriam Stein, Barbara Terpoorten, Beren Tuna, Wanda Wylowa, Peter Wyssbrod et Barbara Wyssbrod.

Autres invités: Jacques Dubochet, prix Nobel de chimie et protagoniste du documentaire «Citoyen Nobel» de Stéphane Goël et les gagnants et gagnantes du «PRIX SWISSPERFORM – Prix d’art dramatique» Lorena Handschin, Roland Vouilloz, Stefan Kurt et Manuela Biedermann

Les Journées de Soleure mettront le point final à leur 55e édition le mercredi 29 janvier 2020 par la remise des prix à l’occasion de la «Soirée de clôture».

Communiqué de presse: Les 55es Journées de Soleure présentent en première suisse «Bildbuch», le dernier film de Jean-Luc Godard

Jean-Luc Godard a créé et doublé personnellement la voix allemande de son dernier film «Le livre d'image». Titré «Bildbuch», le film sera présenté en première suisse le premier jour du festival du cinéma suisse.

«,Bildbuch’ est unique dans la filmographie de Jean-Luc Godard: c'est l'unique fois où il se double lui-même dans une autre langue. D’une certaine façon, ce film, c’est le dialogue, le cinéma même, ce sont les Journées de Soleure comme je les imagine avec l‘équipe: polyglottes, ouvertes et libres», déclare Anita Hugi, directrice des Journées de Soleure.

«Bildbuch» est un film en cinq chapitres. « Le livre d’image» (la version originale française) a été récompensé au Festival de Cannes en 2018 par une Palme d’or spéciale. La version germanophone sera proposée le jeudi 23 janvier 2020 à 13h15 au cinéma Canva et le samedi 25 janvier 2020 à 23h15 en nocturne au cinéma Palace. «Bildbuch» sera projeté avec des sous-titres français.

Jean-Luc Godard (*1930) est l’un des principaux représentants de la Nouvelle Vague du cinéma français qui a bouleversé durablement le langage du 7e art. En 2010, le réalisateur franco-suisse a reçu l’Oscar d’honneur pour l’ensemble de sa carrière. En 2015, le conseiller fédéral Alain Berset lui a remis le Prix d’honneur du cinéma suisse.

Communiqué de la presse: Un «Atelier de la pensée» consacré au thème «Pays étrangers, images étrangères?»

Les 55es Journées de Soleure élargissent leur programme en inaugurant un «Atelier de la pensée» consacré cette année au thème suivant: «Pays étrangers, images étrangères?»

Le premier «Atelier de la pensée» aura lieu le mardi 28 janvier 2020. A la Säulenhalle du Landhaus, des cinéastes se rencontreront pour un échange sur un thème marquant de l’année cinématographique en Suisse. Le débat tournera en effet autour de la représentation des pays étrangers dans le cinéma suisse.

«Dans le cadre de cette rencontre, nous invitons les cinéastes et le public à discuter d’un thème central du programme de films actuellement à l’affiche. Nous nous réjouissons d’entendre les professionnels nous faire part de leurs réflexions sur la question fondamentale des images postcoloniales», annonce Anita Hugi, directrice des Journées de Soleure. «La Säulenhalle du Landhaus est depuis toujours un lieu de débat et d’échange, l’Atelier de la pensée poursuit en somme cette tradition.»

A propos des films «Africain Mirror», «Bruno Manser – Die Stimme des Regenwaldes», «Buganda Royal Music Revival», «Contradict», «Dagu», «Europa – Based on a True Story», «Insoumises» et «The Song of Mary Blane», les 55es Journées de Soleure réuniront des professionnels du cinéma et le public intéressé pour un débat ouvert. Au centre de l’«Atelier de la pensée», il y a le regard posé par les Européens sur les pays étrangers et la confrontation d’aujourd’hui avec les images postcoloniales dans le cinéma suisse.

Mardi, 28 janvier 2010, 17h45, Säulenhalle, au Landhaus

Pays étrangers, images étrangères? Atelier de la pensée avec la participation de:

Thomas Burkhalter (coréalisateur «Contradict»)

Laura Cazador (réalisatrice «Insoumises»)

Serena Dankwa (anthropologue sociale, Université de Berne)

Kantarama Gahigiri (réalisatrice, projet «Tanzanite»)

Aron Yeshitila Gebrehanna (réalisateur court métrage «Dagu»)

Peter Guyer (coréalisateur «Contradict»)

Mischa Hedinger (réalisateur «African Mirror»)

Niklaus Hilber (réalisateur «Bruno Manser – Die Stimme des Regenwaldes»)

Anita Hugi, directrice des Journées de Soleure

Basile Koechlin (coréalisateur «Buganda Royal Music Revival»)

Jules Koechlin (coréalisateur «Buganda Royal Music Revival»)

Bruno Moll (réalisateur «The Song of Mary Blane»)

Simone Späni (productrice «Europa – Based on a True Story»)

Heidi Specogna (réalisatrice, «Rencontre» des 55es Journées de Soleure)

En allemand et français avec traduction simultanée.

Communiqué de presse: Le «PRIX SWISSPERFORM – Prix d’art dramatique» 2020 récompense Lorena Handschin, Roland Vouilloz, Stefan Kurt et Manuela Biedermann

Le «PRIX SWISSPERFORM – Prix d’art dramatique» sera remis le dimanche 26 janvier dans le cadre des 55es Journées de Soleure. Lorena Handschin et Roland Vouilloz seront distingués pour leurs contributions aux séries «Nr. 47» et «Helvetica». Stefan Kurt recevra le Prix spécial du jury pour «Aus dem Schatten – eine Zeit der Hoffnung». La quatrième récompense sera attribue à Manuela Biedermann pour son second rle dans «Wilder».
Le PRIX «SWISSPERFORM – Prix d’art dramatique» existe depuis 2001. Il récompense des acteurs et actrices suisses pour leur interprétation d’un rôle principal ou d’un second rôle dans une production télévisuelle suisse. Depuis 2011 il est remis dans le cadre des Journées de Soleure. Les quatre catégories sont dotées de 10’000 francs chacune. Le prix est offert par SWISSPERFORM.

Lorena Handschin est recomponsée comme meilleure actrice principale pour son intérpretation de Sophie dans la quatrième saison de «Nr. 47».
Lorena Handschin est née à Bâle en 1996. Après ses premières expériences au Junges Theater Basel, elle étudie l’art dramatique à la Hochschule für Musik und darstellende Kunst de Stuttgart de 2015 à 2019. Elle est lauréate d’un prix d‘études et d’encouragement du Pour-cent culturel Migros. Depuis la saison 2019/2020, Lorena Handschin fait partie de la troupe permanente du Deutsches Theater de Berlin. Depuis 2018, elle fait également partie des interprètes de «Nr. 47» de Schweizer Radio und Fernsehen SRF. Les cinq épisodes de la quatrième saison de cette websérie sur la vie de jeunes locataires dans un immeuble à Berne seront présentés en avant-première à Soleure le dimanche 26 janvier.

Roland Vouilloz est distingué comme meilleur acteur principal pour son interprétation d’un chef de l’anti-terrorisme dans «Helvetica».
Roland Vouilloz est né à Martigny en 1964. Dès 1988, il suit une formation à l’École Supérieure d’Art dramatique à Genève. Il alterne ensuite théâtre, cinéma, télévision comme acteur, metteur en scène et musicien dans plus de 100 spectacles. A l’écran, on a pu le voir sous la direction de Françis Reusser, Silvio Soldini, Greg Zglinski, Jean-Blaise Junod, Léo Maillard, Romain Graf et François-Christophe Marzal. En 2011, il reçoit son premier PRIX SWISSPERFORM pour son rôle dans la série «Crom» réalisée par Bruno Deville. Les trois premiers épisodes de «Helvetica» seront montrés aux Journées de Soleure le dimanche 26 janvier.Aux 55es Journées de Soleure, Roland Vouilloz est à l’affiche non seulement de la série «Helvetia», mais également de la comédie «Tambour battant» de François-Christophe Marzal, nominée au PRIX DU PUBLIC.

Stefan Kurt a emporté les faveurs du jury avec son incarnation charismatique du professeur Sennhauser dans «Aus dem Schatten – eine Zeit der Hoffnung» de Marcel Gisler et recevra un Prix spécial pour cette interprétation. Après sa formation d’enseignant, Stefan Kurt étudie à l’école de musique et de théâtre du Conservatoire de Berne. Ses engagements sur les planches le conduisent de Hambourg à Zurich en passant par Salzbourg et Berlin, de Jürgen Flimm à Robert Wilson en passant par Christoph Marthaler. A quoi il faut ajouter son travail pour le cinéma et la télévision en Allemagne et en Suisse, de même que ses lectures et sa production de livres audio. En 2006, Stefan Kurt s’est aussi lancé dans les arts plastiques. Les Journées de Soleure présentent «Aus dem Schatten – eine Zeit der Hoffnung» de Marcel Gisler en l’honneur de Stefan Kurt le dimanche 26 janvier. L’acteur bernois joue également dans le nouveau film «Jagdzeit» de Sabine Boss, nominé au «Prix de Soleure».

Le prix de la meilleure interprétation dans un second rôle va à Manuela Biedermann pour son personnage d’une gendarme de province dans la série «Wilder». Manuela Biedermann est née à Bienne en 1965. Après le gymnase, elle étudie au Dramatisches Studio de Berthoud sous la houlette d’Eva Klar-Kerbler. Elle travaille notamment au Theater am Turm de Francfort et aux théâtres municipaux de St-Gall, Berne et Lucerne. Ensuite elle a passé au cinéma et à la télévision et est apparue entre autres dans «Beck&Bondi», «Sarah joue un loup garou», «Das schaffen wir schon», «Die Einzigen» et «Walking to Paris». La deuxième saison de «Wilder» est actuellement diffusée sur SRF et sera à l’affiche des Journées de Soleure le dimanche 26 janvier.

Les quatre «PRIX SWISSPERFORM – Prix d’art dramatique» seront remis le dimanche 26 janvier 2020 à 17h15 à la Reithalle, au cours d’une cérémonie placée sous la baguette de l’actrice Charlotte Heinimann. Elle sera suivie de la projection de «Aus dem Schatten – eine Zeit der Hoffnung» de Marcel Gisler.

Le «PRIX SWISSPERFORM – Prix d’art dramatique» (autrefois «Prix du film de télévision suisse») récompense des acteurs et actrices suisses dans des productions télévisuelles. Offertes par SWISSPERFORM, les distinctions sont dotées de 10’000 francs chacune et attribuées par un jury composé de représentants de SWISSPERFORM et des Journées de Soleure. En 2020, l’actrice Charlotte Heinimann, la productrice Valérie Fischer et Anita Hugi, directrice des Journées de Soleure, faisaient partie du jury.

La liste des lauréats précédents est disponible en ligne.

Séance photo avec les lauréat-e-s 2020

Dimanche, 26 janvier 2020, de 16h45 à 17h00, au foyer de la Reithalle.

Le matériel photographique illustrant la remise des prix et les éloges des lauréat-e-s seront à disposition sur le site internet des Journées de Soleure à partir de 19h00.

Communiqué de presse: L’avant-première de filmo aux 55es Journées de Soleure: La nouvelle version de «Anna Göldin – Letzte Hexe» est le premier film suisse à voir en 4K HDR Dolby Vision

«Anna Göldin – Letzte Hexe» (Anna Göldin – dernière sorcière) (1991) a été numérisé en 4K HDR Dolby Vision par l’édition en ligne filmo en étroite collaboration avec la réalisatrice Gertrud Pinkus. C’est la première fois que cette technique a été utilisée pour numériser un film suisse. La 55e édition des Journées de Soleure présentera la nouvelle version dans une salle de cinéma en première mondiale le samedi 25 janvier 2020 en présence de nombreux invités. A partir du 6 février, ce classique du cinéma suisse sera visible sur les portails de streaming suisses habituels.

«Depuis six mois, l’édition en ligne filmo rend les œuvres clés du cinéma suisse accessibles en version numérique. La fiction ‘Anna Göldin – Letzte Hexe’ de Gertrud Pinkus mérite de figurer en bonne place dans l’histoire du cinéma suisse et convient parfaitement à notre programme historique en hommage aux pionnières de ce cinéma», affirme Anita Hugi, directrice des Journées de Soleure. «Je suis très heureuse que ce film, qu’il était impossible de voir ou de diffuser depuis longtemps, soit désormais accessible au plus grand nombre dans une nouvelle qualité visuelle et sonore très élevée. En effet, filmo ne travaille pas seulement avec les plateformes de streaming suisse en place mais présente aussi sa collection dans trois langues nationales.»

Il y a presque trente ans, la réalisatrice soleuroise Gertrud Pinkus a présenté «Anna Göldin – Letzte Hexe» pour la première fois. Plus de 200’000 personnes ont suivi l’histoire de la servante Anna Göldin, exécutée à Glaris en 1782. Elle fut la dernière femme en Europe à être condamnée à mort pour sorcellerie. La fiction de Gertrud Pinkus est tiré du roman homonyme écrit par Eveline Hasler et publié en 1982. Le portrait qui est fait d’Anna Göldin montre une femme forte, victime de son époque.

Le samedi 25 janvier 2020, à 17h45, la nouvelle version sera projetée aux 55es Journées de Soleure en première mondiale dans le cadre du programme «Histoires du cinéma suisse». En plus de la réalisatrice Gertrud Pinkus, les acteurs Peter Wyssbrod et Luca Kurt ainsi que les musiciens du quatuor Sine Nomine participeront à cette séance exceptionnelle.

Une autre projection aura lieu le 29 janvier 2020 à 14h45.

La quatrième saison de filmo sera mise en ligne le 6 février 2020
La nouvelle version d’«Anna Göldin – Letzte Hexe» en 4K HDR Dolby Vision et 5.1 Surround pourra être visionnée à partir du 6 février 2020 sur les plateformes de streaming de Teleclub on Demand, AppleTV, UPC onDemand, Sky et Cinefile. La nouveauté de la numérisation du film est l’utilisation de la technologie HDR pour High Dynamic Range (imagerie à grande gamme dynamique en français), qui permet d’afficher de nombreux niveaux d’intensité lumineuse et d’améliorer significativement les contrastes, afin d’obtenir des images plus naturelles. Cette quatrième saison comprend aussi neuf autres classiques du cinéma suisse. A l’heure actuelle, 29 films clés sont visibles.

En 2029, les Journées de Soleure ont lancé filmo, la première édition en ligne du cinéma suisse. Elle répondait à une initiative de l’association CH.Film, et est rendue possible grâce à Engagement Migros, le fonds de soutien du groupe Migros.

Communiqué de presse: La distributrice Bea Cuttat va recevoir le «Prix d’honneur» des 55es Journées de Soleure

Le lundi 27 janvier 2020, le «Prix d’honneur» des 55es Journées de Soleure sera remis à Bea Cuttat. Depuis 1988, la distributrice et son entreprise Look Now! ont placé 270 films dans les salles de cinéma suisses et enregistré ainsi quelque trois millions d’entrées. Près de la moitié de son catalogue sont des films suisses, et parmi ceux-ci les œuvres de Jan Gassmann, Sabine Gisiger, Peter Liechti, Fernand Melgar, Milagros Mumenthaler ou Stefan Schwietert. Le «Prix d’honneur», offert par les communes du district de Wasseramt, rend hommage depuis 2003 à des personnalités qui, sans être sous les projecteurs, ont bien mérité du cinéma suisse.

«Bea Cuttat a profondément marqué la culture cinématographique suisse. Pendant plus de trente ans, elle s’est engagée avec ferveur et persévérance en faveur du cinéma d’art et d’essai. Sa société de distribution Look Now! a grandement contribué à faire de la diversité de l’offre cinématographique en Suisse une des meilleures du monde. Bea Cuttat a distribué l’ensemble de l’œuvre de plusieurs réalisateurs suisses. Ella a aussi toujours généreusement ouvert sa porte à la relève. Le ‚Prix d’honneur’ rend hommage à son engagement inspirant en faveur du cinéma, dont la portée s’étend largement au-delà de Look Now!», commente Anita Hugi, directrice des Journées de Soleure.

«En qualité de distributrice, j’ai toujours comblé mes vœux les plus chers – sans tenir compte des pertes et en dépit d’un environnement devenu toujours plus complexe. Si ma petite entreprise a pu inoculer l’amour du septième art, j’aurai atteint de nombreux objectifs», ajoute Bea Cuttat, qui a choisi il y a peu de prendre sa retraite (partielle).

Bea Cuttat (*1953) accomplit sa scolarité à Schaffhouse et travaille dans les années 1970 comme libraire chargée du réassortiment et collaboratrice rédactionnelle à la rubrique culturelle du journal local. C’est aussi à cette époque qu’est fondé à Schaffhouse le «Theater und Kino im Fass», à la création duquel participe Bea Cuttat. A partir de 1980, elle s’installe à Zurich et travaille au Centre suisse du cinéma (devenu Swiss Films), s’occupant de la distribution, de la production et de la collection des textes sur le cinéma suisse. Elle crée aussi la «Sélection des Journées cinématographiques de Soleure» et est responsable de la promotion du cinéma suisse à l’intérieur du pays. Mais c’est en 1986 que Bea Cuttat trouve sa véritable vocation, dans la distribution de films du monde entier, d’abord en tant que collaboratrice de la société indépendante Filmcooperative Zürich et, à partir de 1988, avec la fondation de sa propre société de distribution Look Now!, qui deviendra l’emblème du cinéma d’art et essai et l’incarnation des films exigeants et de la continuité artistique. Elle signe son entrée dans le métier avec «Reisen ins Landesinnere» de Matthias von Gunten. Par la suite, Bea Cuttat présidera aussi pendant de longues années l’Association Suisse du Cinéma d’Art et siégera à la commission d’experts de l’aide fédérale au cinéma. A l’été 2019, après plus de 30 ans d’activité, elle décide de se mettre en retrait et de se concentrer sur l’entretien de son catalogue.

En 32 ans, Bea Cuttat et Look Now! auront distribué quelque 270 films dans les cinémas suisses et enregistré environ trois millions d’entrées. Son catalogue embrasse un éventail allant d’un gros succès surprise comme «Fucking Åmål» et de chouchous du public comme «Wallace & Gromit» aux travaux exigeants du réalisateur mexicain Carlos Reygadas, dont le dernier film en date, «Nuestro Tiempo», a mis le point final à l’activité de Bea Cuttat. Cent vingt-cinq de ces films ont été produits en Suisse. Et parmi les cinéastes suisses qui ont pu compter sur le fidèle soutien de Look Now!, citons en particulier Dieter Fahrer, Peter Liechti et Stefan Schwietert ainsi que la nouvelle génération et notamment Aya Domenig, Jan Gassmann ou Milagros Mumenthaler.

Le «Prix d’honneur» sera remis à la lauréate le lundi 27 janvier 2020 à 17h30 au Landhaus. Bea Cuttat proposera ensuite au public «A Tickle in the Heart» de Stefan Schwietert (1996). « J’ai donné ma carte blanche à ce film parce qu’il contient beaucoup de qualités qui m’ont accompagnée tout au long de ma vie dans le cinéma: une histoire singulière et émouvante est racontée de manière convaincante et sans larmoyer; le film est particulièrement bien photographié et monté; il évoque des personnes qui ont vécu quelque chose et ont quelque chose à dire; et il parle de musique; mais aussi du souvenir de l’holocauste, de la survie; et de la vieillesse», explique Bea Cuttat. Un autre film du catalogue de Look Now! sera à l’affiche des 55es Journées de Soleure, «Step Across the Border», de Nicolas Humbert et Werner Penzel. Produit par Res Balzli († 2019), ce documentaire datant de 1990 fait partie des hommages rendus dans le cadre du programme spécial «Histoires du cinéma suisse».

Le mercredi 29 janvier 2020, Bea Cuttat sera l’invitée de «Film-Brunch» pour parler de sa carrière et de son travail.

Le «Prix d’honneur» des Journées de Soleure est offert par les communes du district de Wasseramt et doté de 10’000 francs.

Communiqué de presse: Le programme des 55es Journées de Soleure

La 55e édition des Journées de Soleure présentera en janvier prochain 22 premières de longs métrages de fiction et documentaires de toutes les régions du pays dans sa section «Panorama». Au total, 178 œuvres de tout genre et toute durée sont à l’affiche. Dans toutes les sections, on trouve de premiers films de grande qualité. La réalisatrice Ursula Meier («L’enfant d’en haut»), l’artiste Cemile Sahin («Taxi») et le diplomate suisse Mirko Manzoni, ambassadeur des Nations unies, forment le jury du douzième «Prix de Soleure». La section «Focus» se consacrera à la narration sérielle à l’enseigne de «Dans l’emprise des séries», la «Rencontre» présentera une rétrospective de la documentariste Heidi Specogna, souvent récompensée. Les Journées de Soleure sont placées pour la première fois sous la direction d’Anita Hugi. Elles débuteront le 22 janvier 2020 par la première mondiale de la fiction « Moskau Einfach! » de Micha Lewinsky.

La réalisatrice Ursula Meier, l’artiste Cemile Sahin et l’ambassadeur Mirko Manzoni siégeront au jury du Prix de Soleure 2020

La réalisatrice suisse Ursula Meier («L’enfant d’en haut»), l’artiste allemande Cemile Sahin («Taxi») et l’ambassadeur des Nations unies Mirko Manzoni attribueront le «Prix de Soleure» des 55es Journées de Soleure. Le jury international et interdisciplinaire remettra le prix, doté de 60’000 francs, lors de la soirée de clôture du 29 janvier 2020.

«Je suis très heureuse de pouvoir annoncer avec Ursula Meier, Cemile Sahin et Mirko Manzoni, un jury aussi illustre, que riche en regards et en facettes: cinéaste, artiste visuel, écrivain, et même ambassadeur à l'ONU.» «C’est cette ouverture et variété qui me guident» se réjouit Anita Hugi, directrice des Journées de Soleure. Avec CHF 60'000, le «Prix de Soleure» est l'un des prix d'art les plus dotés de Suisse.

Ursula Meier a étudié le cinéma en Belgique et s’est fait rapidement un nom grâce à ses courts métrages. Dans le cadre d'une collection de téléfilms lancée par ARTE et la RTS sur le thème «Masculin/Féminin», la Franco-suisse réalise «Des épaules solides» qui connaît le succès dans les festivals du monde entier. En 2008, elle présente «Home», son premier long métrage pour le cinéma à la Semaine de la Critique au Festival de Cannes. Isabelle Huppert et Olivier Gourmet y interprètent les rôles principaux. Le film obtient de nombreux prix internationaux. En 2009, Ursula Meier co-fonde à Lausanne la société de production Bande à part Films avec les réalisateurs Lionel Baier, Jean- Stéphane Bron et Frédéric Mermoud. Suivra «L’enfant d’en haut», avec Léa Seydoux et Kacey Mottet Klein, qui reçoit un Ours d’argent-Prix Spécial à la 62ème Berlinale. Tout comme «Home», «L’enfant d’en haut» reçoit trois Prix du cinéma suisse dont celui du Meilleur Film et représente à nouveau la Suisse aux Oscars. En 2018, Ursula Meier tourne «Journal de ma tête» avec Fanny Ardant et Kacey Mottet Klein. Ce drame fait partie de la collection «Ondes de choc», inspirée de faits divers survenus en Suisse, produite et réalisée pour la télévision par les quatre fondateurs de Bande à part Films. Ursula Meier prépare actuellement son prochain long métrage pour le cinéma, «La Ligne», qui se tournera en 2020 en Suisse romande et développe en parallèle son premier film de langue anglaise «Quiet Land».

Les travaux de Cemile Sahin évoluent entre le cinéma, la photographie, la sculpture, le sound et le texte. En octobre 2019 est paru son premier roman, «TAXI» – d’ores et déjà l’ouvrage le plus vendu de la toute jeune maison d’édition indépendante Korbinian. Cemile Sahin part d’images ou d’histoires qu’elle met en scène à sa façon dans ses installations multimédia. Ses œuvres sculpturales et ses travaux filmiques ont été montrés ces derniers mois à la GfzK, la Galerie für zeitgenössische Kunst de Leipzig, au Centre de documentation sur l’histoire du national-socialisme à Munich, à l’Académie des arts de Berlin et au Kunstverein de Hambourg. Ses textes ont été publiés par «Zeit Online», dans «Das Wetter – Magazin für Text und Musik» et dans le quotidien «taz». Diplômée du Central Saint Martins College of Art and Design à Londres et de l’Université des arts de Berlin, Cemile Sahin est lauréate 2020 du Prix «ars viva» pour les arts plastiques et boursière de l’Académie des arts de Berlin.

L’ambassadeur Mirko Manzoni possède une longue expérience en matière de service diplomatique et d’action humanitaire. Il a représenté la Suisse au Mozambique de 2014 à 2019, et a participé activement au processus de paix en cours dans le pays. Le 8 juillet 2019, le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres l’a nommé son envoyé personnel pour le Mozambique. Mirko Manzoni occupe actuellement la présidence du groupe de contact international chargé de soutenir le processus de paix et formé des États-Unis, de la Chine, de l’Union européenne, de la Grande-Bretagne, de la Norvège, du Botswana et de la Suisse. Le diplomate tessinois a effectué des missions au Mali et au Kosovo. Architecte diplômé et économiste d’entreprise de formation, il a travaillé aussi en tant que délégué du CICR, le Comité international de la Croix-Rouge, en République démocratique du Congo et en Irak.

Communiqué de presse: «Moskau Einfach!» de Micha Lewinsky ouvrira les feux aux 55es Journées de Soleure en 2020

Le film de fiction «Moskau Einfach!» de Micha Lewinsky fera l’ouverture de la 55e édition des Journées de Soleure le 22 janvier 2020. Le réalisateur et ses acteurs et actrices principales Philippe Graber, Miriam Stein et Michael Maertens sont attendus à la première mondiale. L’invité d’honneur de la cérémonie d’ouverture est le conseiller fédéral Alain Berset.

Il y a trente ans presque jour pour jour, le 24 novembre 1989, le conseiller national de l’époque Moritz Leuenberger et la conseillère aux Etats de l’époque Josi Meier présentèrent le rapport de leur Commission d’enquête parlementaire, la CEP, sur les «événements» survenus au ministère de la justice et dans les services secrets. La population a appris ce jour-là que la police fédérale avait, arbitrairement, mis sous surveillance 700’000 personnes et organisations, soupçonnées d’avoir un «comportement antisuisse».

Micha Lewinsky («Nichts passiert», «Die Standesbeamtin», «Der Freund») rouvre ce chapitre explosif de l’histoire suisse récente. «Moskau Einfach!» raconte les activités d’un policier qui s’introduit clandestinement dans les locaux du Schauspielhaus à Zurich pour recueillir des informations. Le film se déroule à l’automne 1989, juste avant la chute du Mur de Berlin. Mais le policier au service de l’État fouineur est saisi par le doute.

Anita Hugi, directrice des Journées de Soleure: «Micha Lewinsky se signale une fois de plus par son flair infaillible pour les bonnes histoires et son grand talent pour les narrations précises et ingénieuses. ,Moskau Einfach!’ est en l’occurrence tout à la fois un tableau de mœurs, une satire politique et une leçon d’histoire. Je suis très heureuse de lancer les Journées de Soleure par un film qui associe et met en question l’art et la politique tout en nous remémorant, par le recours osé à la comédie, un sombre chapitre de la Suisse qui nous concerne aujourd’hui plus que jamais : la surveillance de tous les domaines de nos existences.» Le réalisateur Micha Lewinsky ajoute: «Ce qui s’est passé à l’époque est plus actuel que jamais. Aujourd’hui nous rédigeons souvent nos fiches nous-mêmes et les plaçons spontanément sur la Toile. Tout ce qui peut se passer avec les données personnelles qui se trouvent sur les réseaux sociaux est très souvent oublié. C’est pourquoi je trouve important de remettre en mémoire le scandale des fiches et ses conséquences.»

«Moskau Einfach!» est une production de Langfilm («Die letzte Pointe»). Philippe Graber («Der Freund») interprète le rôle du policier Viktor Schuler, Mike Müller («Der Bestatter») incarne son chef Marogg, Miriam Stein («Gotthard») la comédienne Odile, et Michael Maertens («Fack ju Göhte 3») le metteur en scène Heymann. Le réalisateur, la distribution et l’équipe technique sont attendus à Soleure pour la première mondiale. «Moskau Einfach!» sortira le 13 février 2020 dans les salles alémaniques, distribué par Vinca Film.

L’invité d’honneur de la soirée d’ouverture des 55es Journées de Soleure est le conseiller fédéral Alain Berset, qui s’adressera aux quelque 900 invités présents, représentant les milieux du cinéma, de la culture, de la politique et de l’économie.

Après la projection et la réception d’ouverture, la seconde partie de la soirée sera dévolue au concert donné à l’occasion du démarrage des Journées de Soleure par le groupe «Puts Marie», vainqueur de la compétition Best Swiss Video Clip 2019.

Communiqué de presse: Patricia Moraz, Christine Pascal et Paule Muret – Les copines font leur cinéma

La 55e édition des Journées de Soleure consacre sa section «Histoires du cinéma suisse» au travail de Patricia Moraz, Christine Pascal et Paule Muret. Cinq films de fiction réalisés par les trois réalisatrices, auteures, productrices et actrices dans les années 1977 à 1991 seront proposés à l’enseigne de «Les copines font leur cinéma».

«A l’ombre du Groupe 5 s’était constituée en Suisse romande, pour un temps limité, une petite cellule d’auteures, réalisatrices, productrices et actrices qui devaient devenir des pionnières du Nouveau cinéma suisse. Patricia Moraz, Christine Pascal et Paule Muret ont collaboré pour la première fois sur le tournage de ,Les Indiens sont encore loin', les débuts de Patricia Moraz, récemment décédée. Nous ne devons pas seulement quelques films merveilleux à ces trois inconnues connues. Les trois ,copines’ ont également emmené le cinéma suisse à Cannes et à Berlin en y apportant d’autres coups d’essai et elles ont préparé le terrain pour de future réalisatrices. Je suis très heureuse de pouvoir, en collaboration avec la Cinémathèque suisse, remettre en mémoire cet épisode marquant», se félicite Anita Hugi, directrice des Journées de Soleure. 

Patricia Moraz (1939-2019) passe son enfance et sa jeunesse en Suisse et en Algérie. La journaliste franco-suisse se lance dans le cinéma au cours des années 1960 grâce au projet collectif «Quatre d’entre elles» de Claude Champion, Jaques Sandoz, Yves Yersin et Francis Reusser, dans lequel elle interprète le rôle de Patricia. En 1977, seule femme dans le groupe constitutif de la Nouvelle Vague romande, Patricia Moraz présente «Les Indiens sont encore loin», son premier film en tant que réalisatrice, au Festival de Cannes. Aux côtés de la jeune Isabelle Huppert dans le rôle principal, l’actrice française et future réalisatrice Christine Pascal fait ses débuts suisses à l’écran. En 1979, devenue entre-temps une star, Christine Pascal interprète le premier rôle dans «Le Chemin perdu», tourné à La Chaux-de-Fonds. Dans les années 1980, Patricia Moraz s’installe en France, où elle fonde la société Abilène Films et produit le premier film de Leos Carax «Boy Meets Girl» (1984) et «Rouge Midi» de Robert Guédiguian (1985). En 1986, elle participe à Paris à la création de la Fémis, l’école de cinéma, et y enseigne dès lors l’écriture de scénario et la production. Patricia Moraz est décédée dans la capitale française le 16 avril 2019 à l’âge de 79 ans. Les Journées de Soleure présenteront «Les Indiens sont encore loin» et «Le Chemin perdu» en souvenir de la cinéaste.

Christine Pascal (1953-1996) grandit à Lyon, où elle étudie la littérature, les langues et l’art dramatique, et, à 20 ans, fait la connaissance de Bertrand Tavernier. Dans «L’Horloger de Saint-Paul» (1973) et «Que la fête commence» (1975), deux films de celui-ci, la jeune comédienne se fait rapidement un nom et devient, aux côtés d’Isabelle Huppert et Isabelle Adjani, l’égérie du cinéma d’auteur français peu enclin aux compromis. En 1977, Christine Pascal et Isabelle Huppert jouent dans «Les Indiens sont encore loin» de Patricia Moraz. Christine Pascal s’établit alors en Suisse, travaille à la réalisation de son projet de fiction autobiographique baptisé «Félicité» en plus de son activité de comédienne – elle apparaît dans «Le Chemin perdu» de Patricia Moraz – et devient ainsi une des première actrices françaises à passer derrière la caméra. Après «La Garce» (1984), l’histoire d’un trio amoureux, elle réalise en 1989 «Zanzibar», une satire mordante des milieux du cinéma, qui ne fait qu’asseoir sa réputation de rebelle. Suivent «Le petit prince a dit» (1992), sur les relations père-fille, et «Adultère, mode d’emploi» (1995). Christine Pascal a tiré sa révérence le 30 août 1996 à Paris. Les Journées de Soleure mettront «Zanzibar» et «Le petit prince a dit» au programme des «Histoires du cinéma suisse».

Paule Muret est née en 1948 à Martigny. Après avoir étudié les beaux-arts à Lausanne et travaillé comme assistante-réalisatrice de Patricia Moraz («Les Indiens sont encore loin»), elle réalise le court métrage «Pour Bonnie» (1982), avec Jean-Pierre Léaud et Claudia Ribi, et part pour Paris, où elle travaille en qualité de scénariste, assistante de réalisation, assistante camérawoman, décoratrice et créatrice de costumes. En 1992, elle sort son premier long métrage de fiction «Rien que des mensonges», un drame relationnel, avec Fanny Ardant, Alain Bashung, Jacques Perrin et Christine Pascal, qui passe en compétition au Festival de Berlin. Le dernier film de Paule Muret, «This Is My Body», est présenté à Soleure en 2016. 

«Histoires du cinéma suisse» est la section des Journées de Soleure consacrée à l’histoire du cinéma. «Patricia Moraz, Christine Pascal et Paule Muret – Les copines font leur cinéma» est une collaboration avec la Cinémathèque suisse.

Communiqué de presse: Heidi Specogna est l’invitée d’honneur de la «Rencontre» 2020

La 55e édition des Journées de Soleure dédie le programme spécial «Rencontre» à la réalisatrice et productrice Heidi Specogna. Depuis plus d’un quart de siècle, la Biennoise multiprimée («Cahier africain», «Das kurze Leben des José Antonio Gutierrez») fait partie des documentaristes majeurs du cinéma européen.

«Son nom est synonyme de documentaire politique et donc d’un genre cinématographique classique dont la fonction n’a jamais été aussi fondamentale qu’aujourd’hui. Heidi Specogna met en lumière avec précision et sensibilité l’enchaînement des faits et pose un second regard sur la réalité. Elle observe, recherche, prend son temps, insiste, interroge et met finalement au jour des faits avérés. C’est un grand plaisir pour nous de consacrer la 25e Rencontre des Journées de Soleure à cette réalisatrice aussi courageuse qu’influente», se réjouit Anita Hugi, directrice des Journées de Soleure.

Née à Bienne en 1959, Heidi Specogna passe son enfance au pied du Jura. Après l’école de journalisme Ringier, elle travaille dans différents médias de Suisse alémanique et fait partie du collectif «Presseladen» de Zurich et s’initie à la photographie. Au début des années 1980, elle s’installe en Allemagne: c’est l’une des premières Suissesses à étudier dans une école de cinéma étrangère. Plusieurs courts métrages et films expérimentaux sont réalisés à l’Académie allemande du film et de la télévision de Berlin (dffb). Son premier moyen métrage documentaire, «Fährten», (1985) est tourné en noir et blanc; elle y questionne les gens et les paysages qu’elle a quittés pour aller étudier: sa sœur restée à Bienne, le Seeland, le Jura, la Suisse. Cet essai en forme de bilan personnel sur l’atmosphère du pays lui vaut d’emblée le Prix du cinéma bernois en 1985.

Suivent des mandats dans l’enseignement, la création de sa propre maison de production et ses deux premiers longs métrages documentaires, «Tania La Guerrillera» (1991) et «Deckname: Rosa» (1993), sur des femmes courageuses et combatives. Avec «Z-Man’s Kinder», la réalisatrice fait sa seule incursion dans la fiction et y donne aussi la première place à une femme obstinée. A partir de là, le travail de Specogna sera entièrement voué à la tradition du documentaire politique. Elle raconte l’histoire d’une militante du PKK («Eine Familienangelegenheit», 2004), d’un soldat guatémaltèque («Das kurze Leben des José Antonio Gutierrez», 2006) et d’une révolutionnaire de 90 ans («Zeit der roten Nelken», 2004). A deux reprises, elle suit l’homme politique uruguayen Pepe Mujica («Tupamaros», 1997, et «Pepe Mujica – Der Präsident», 2014).

Après l’Amérique latine, Heidi Specogna se tourne vers l’Afrique et porte un regard encore plus aigu sur ce qui se passe en arrière-fond de l’actualité politique – un bateau d’enfants esclaves au Gabon («Das Schiff des Torjägers», 2010) ou les investigations sur les crimes de guerre («Carte Blanche», 2011) et les victimes de viol en République centrafricaine («Cahier africain», 2016). La position documentariste de la cinéaste s’intensifie dans le même temps: rechercher, observer, poser des questions – et ainsi, avec une curiosité totale, libérer le regard pour remettre les faits dans leur contexte.

L’œuvre documentaire d’Heidi Specogna a été récompensée à de nombreuses reprises. Elle a ainsi reçu le Prix du cinéma suisse dans la catégorie du meilleur film documentaire et le Prix Grimme en Allemagne pour «Das kurze Leben des José Antonio Gutierrez». «Cahier africain» a valu à son auteure le Prix du cinéma allemand en plus du Prix du cinéma suisse, du Prix Grimme et du Prix du film allemand sur les droits de l'homme, qu’elle avait aussi reçu pour «Esther und die Geister». L’Académie allemande des Arts a récemment attribué à Heidi Specogna le Prix Konrad Wolf.

A côté de son activité de cinéaste, Heidi Specogna enseigne depuis de nombreuses années à l’Académie du cinéma du Bade-Wurtemberg à Ludwigsburg. Ses élèves ont notamment pour nom Nicolas Steiner, Nicole Vögele ou Nora Fingscheidt. La transmission des métiers du cinéma aura aussi sa place dans le programme proposé à Soleure. A l’occasion d’une masterclass, la réalisatrice, accompagnée de son monteur Kaya Ina, donnera un aperçu du travail accompli dans le cadre de son dernier projet, le film «Wachs und Gold», en cours de tournage en Ethiopie.

La «Rencontre» bénéficie du soutien de la Fondation Ernst Göhner.

Communiqué de presse: Assemblée des membres de la Société suisse des Journées de Soleure 2019

Anita Hugi fait ses premiers pas – Anita Panzer et Michela Pini siégeront au comité – les comptes annuels 2018/2019 bouclent positivement

A l’occasion de leur assemblée, qui s’est tenue le jeudi 27 juin, les membres de la Société suisse des Journées de Soleure (SSJS) ont accueilli la nouvelle directrice du festival de cinéma Anita Hugi. Anita Panzer et Michela Pini ont été élues à l’unanimité au comité de la société. Les comptes annuels 2018/2019 bouclent sur un résultat positif, grâce en particulier à l’augmentation des recettes provenant de la vente des billets. Le président Felix Gutzwiller a relevé que le festival était en forme et traversait une période faste et il a en particulier remercié Seraina Rohrer, qui quitte donc la direction du festival, de son engagement.

Le président de la Société suisse des Journées de Soleure Felix Gutzwiller s’est réjoui des perspectives prometteuses qui s’ouvrent devant les Journées de Soleure : «Avec la nouvelle directrice Anita Hugi et les nouveaux membres du comité Anita Panzer et Michela Pini, trois femmes d’une grande compétence vont marquer l’avenir des Journées de Soleure. Par ailleurs, à court et moyen terme, nous allons au-devant de finances saines. Cette bonne santé, cette réussite et le résultat positif du dernier exercice, nous les devons à tous nos partenaires, à l’équipe des collaborateurs et collaboratrices et à nos membres. Je les remercie de leur généreux soutien et de leur fidélité à toute épreuve ! J’adresse un merci tout particulier à notre directrice démissionnaire, Seraina Rohrer, pour son action, sa créativité, sa motivation, sa vision d’avenir et ses compétences, qu’elle a mises entièrement au service des Journées de Soleure. Je lui souhaite plein succès dans ses nouvelles fonctions à la Fondation suisse pour la culture Pro Helvetia.» Et le président a souhaité le meilleur début possible à Anita Hugi, la prochaine directrice : «Je suis heureux que nous ayons trouvé une personne parfaitement qualifiée pour succéder à Seraina Rohrer et j’ai la certitude qu’Anita Hugi va diriger les Journées de Soleure avec autant de cœur que d’intelligence !»

Les nouveaux membres du comité Anita Panzer et Michela Pini remplacent l’ancien conseiller d’État soleurois Klaus Fischer et le producteur de film Werner Swiss Schweizer, eux aussi chaleureusement remerciés pour avoir siégé avec compétence pendant de longues années dans l’organe stratégique.

Anita Panzer, membre du PLR, est maire de Feldbrunnen-St. Niklaus, dans le canton de Soleure, depuis 2013. Elle dirige une agence de communication et accepte notamment des mandats des pouvoirs publics, des PME et d’organisations non gouvernementales. Anita Panzer s’engage en outre en tant que présidente de la fondation Gottlieb et Hans Vogt, présidente du conseil d’administration des transports publics de Soleure et environs, membre du conseil d’administration de la Banque Raiffeisen Weissenstein, membre du conseil de fondation de WQ Solothurn et membre du comité de Tourisme Soleure Région.

Michela Pini, installée à Lugano, produit des films suisses de cinéma et de télévision depuis 2007. Elle travaille tout particulièrement avec de jeunes réalisateurs et réalisatrices. Elle a produit de nombreux courts métrages et documentaires et s’occupe également du développement de fictions. C’est ainsi qu’elle a coproduit «L'Ospite» de 

Duccio Chiarini, présenté en première mondiale sur la Piazza Grande au festival du film de Locarno et «Cronofobia» le premier film de Francesco Rizzi primé dans les festivals. Elle est membre du comité du GARP (le Groupe Auteurs Réalisateurs Producteurs) et préside la Ticino Film Commission.

Lors de l’assemblée des membres, les Journées de Soleure ont présenté le rapport annuel et les comptes annuels de leur 54e édition. Le résultat opérationnel se monte à CHF 147'000.-. Cet excédent réjouissant est dû entre autres aux substantielles économies réalisées, à l’évolution positive de la vente de billets et aux recettes accrues enregistrées dans l’acquisition de fonds en provenance de fondations. Le financement solide des Journées de Soleure a de surcroît été consolidé grâce à l’engagement contractuel d’un deuxième sponsor principal.

Communiqué de presse: Anita Hugi nommée directrice des Journées de Soleure

Les Journées de Soleure ont une nouvelle responsable : début août, Anita Hugi prendra la direction du festival du cinéma suisse. Ancienne directrice de la programmation du Festival International du Film sur l’Art (FIFA) à Montréal, elle dirigeait jusqu’ici l’émission «Sternstunde Kunst» de SRF et travaillait en qualité de membre de jurys et d’experte pour des festivals et des commissions suisses et internationales. Anita Hugi prend la succession de Seraina Rohrer, qui a choisi d’aller travailler à Pro Helvetia.

Anita Hugi possède une vaste expérience et une connaissance étendue des milieux suisses et internationaux du cinéma tout comme des Journées de Soleure. Née à Granges (SO) en 1975, elle a effectué sa scolarité dans la ville bilingue de Bienne. Après des études de traductrice à Zurich et Strasbourg, elle complète sa formation dans la communication culturelle et le journalisme, travaille en freelance pour différents médias suisses à partir de 1999 et, en 2005, est nommée rédactrice responsable de l’émission «Sternstunde Kunst» de SRF, la radio-télévision alémanique. Jusqu’en 2019, Anita Hugi assumera la responsabilité de la programmation, de la production et de la coproduction ainsi que du suivi rédactionnel de plus de 130 programmes suisses de toutes les régions du pays. Pour «Sternstunde Kunst», elle a produit notamment le cycle de films «Cherchez la femme», consacré à Sophie Taeuber-Arp, Meret Oppenheim, Manon et S. Corinna Bille et lancé le prix «Perspektive Sternstunde Kunst», qui est remis pendant les Journées de Soleure depuis 2013.

En 2016, une nouvelle activité s’ajoute à cette liste déjà longue ; Anita Hugi devient directrice de la programmation du Festival International du Film sur l’Art (FIFA) à Montréal. Elle y dirige toutes les sections et en crée une de plus, dédiée aux nouvelles formes narratives. Elle travaille enfin en qualité d’experte, de membre de jurys et d’enseignante et réalise ses propres projets à la tête de sa société « Narrative Boutique ».

Sa filmographie d’auteure et de productrice comprend en particulier les projets documentaires interactifs «Hanna la Rouge» (mis en image par Anja Kofmel, 2018) et «DADA-DATA» (coréalisé avec David Dufresne, 2016, récompensé notamment d’un Grimme Online Award à Cologne), ou le portrait d’Undine Gruenter (2016, qui a reçu à Munich le prix Literavision en tant que meilleur film traitant de littérature allemande).

Anita Hugi parle allemand, français, italien et anglais et vit à Zurich et Bienne. Elle succédera à Seraina Rohrer le 1er août 2019. Après avoir dirigé avec succès huit éditions, Seraina Rohrer quitte Soleure pour Zurich et entrer à la direction de la Fondation suisse pour la culture Pro Helvetia et prendre la tête du nouveau secteur innovation et société.

«Anita Hugi présente un bilan professionnel impressionnant et possède un vaste réseau dans le paysage suisse et international du cinéma, des festivals, de la promotion culturelle et des médias. Son profil, sa personne et son projet nous ont convaincus et nous sommes très heureux de lui transmettre la direction des Journées de Soleure», déclare Felix Gutzwiller, président de la Société suisse des Journées de Soleure.
La directrice désignée ajoute : «Plus que les autres festivals, les Journées de Soleure sont 

le rendez-vous vivant et authentique du public et de la création cinématographique suisse. C’est pourquoi j’aime ce festival depuis longtemps. Et la raison pour laquelle je compte m'y engager pleinement : pour le festival, pour le cinéma suisse et pour sa diffusion. »

Avec l’entrée en fonctions d’Anita Hugi, les Journées de Soleure seront dirigées pour la seconde fois par une femme. La rétrospective annuelle du cinéma suisse a été créée en 1966, elle fait partie des événements culturels renommés de Suisse et enregistre chaque année environ 65’000 entrées.

Les 55es Journées de Soleure ont lieu du 22 au 29 janvier 2020.