entretiens

5 questions à Stéphanie Chuat et Véronique Reymond, réalisatrices

Date

6 mai 2020

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Elles étaient en compétition à la Berlinale avec leur deuxième long métrage de fiction Schwesterlein (Vega Film), avec Nina Hoss et Lars Eidinger, au moment où la crise COVID-19 a éclaté en Europe.

Stéphanie Chuat et Véronique Reymond écrivent et réalisent depuis 1999, elles affichent aujourd’hui un joli palmarès, constitué de documentaires, de courts et longs-métrages (La Petite Chambre) et de séries (A livre ouvert). Depuis 2002, leurs films sont régulièrement sélectionnés aux Journées de Soleure. Stéphanie et Véronique ont répondu, en duo, à nos questions.

Comment la crise COVID 19 a-t-elle affecté et affecte-t-elle encore votre activité? 

Stéphanie Chuat et Véronique Reymond : Après sa première mondiale à la Berlinale, SCHWESTERLEIN (Petite Sœur) devait sortir fin avril en Suisse, puis en Allemagne et ailleurs dans le monde, en fonction des ventes du film. Tout est reporté à l’automne, ou plus tard encore. Espérons que les exploitants de salle seront solidaires en donnant au cinéma indépendant les mêmes chances que les blockbusters prévus pour renflouer les caisses.

Comment gérez-vous les défis que nous impose cette crise ? 

Stéphanie Chuat et Véronique Reymond : Ce temps d’immobilité nous permet d’avancer sur l’écriture de notre série TOXIC ainsi que sur d'autres projets de films. Comme tous les artistes, nous sommes marquées par cette pandémie et par l'angoisse de voir notre métier très affecté dans un futur plus ou moins proche. Mais c'est aussi un temps précieux pour réfléchir au sens que nous souhaitons donner à nos projets, à notre désir de garder de l'espoir et d'en transmettre, malgré l'atmosphère peu réjouissante qui pèse sur le monde.

Voyez-vous aussi des opportunités dans la crise actuelle ? 

Stéphanie Chuat et Véronique Reymond : Difficile de répondre à cette question alors que la crise a commencé il y a seulement quelques semaines. Notre profession consistant à appréhender l’inconnu à court, moyen et long terme, la crise actuelle ajoute un nouveau paramètre, dont on ne connaît pas encore les répercussions concrètes dans l’avenir.

A quel film la situation actuelle vous fait-elle penser ?

Stéphanie Chuat : J’ai revu Le Scaphandre et le Papillon de Julian Schnabel, et la métaphore de cet homme emprisonné dans son corps résonne, toutes proportions gardées, avec la situation actuelle. Mais aussi, et surtout, la beauté du film m’a nourrie et donné la force d’espérer que l’art aura toujours sa place dans la société.

Véronique Reymond : Je pense à Honeyland, un documentaire sur une femme totalement atypique, très isolée dans les montagnes de Macédoine où elle pratique l'apiculture dans des conditions misérables, sans jamais se départir de sa joie de vivre. Une femme impressionnante, un film magnifique.

Quelle est la première chose que vous ferez après le confinement ?

Stéphanie Chuat : Aller boire un cappuccino dans un café, avec des GENS autour de moi. Pour voir la vie battre, de manière simple et anonyme. Revoir mes amis en chair et en os. Balader SCHWESTERLEIN dans des festivals, et revoir le monde.

Véronique Reymond: être en présence des êtres qui me sont chers, me balader avec eux.

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Copyright du portrait : Sophie Brasey

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