1965 | 85 min

Fraternelle Amazonie

Regie

Paul Lambert

Bild 1 von Fraternelle Amazonie

L’œuvre: g. b. dans «La Tribune de Genève» (extraits):
Voici donc ce film annoncé depuis près de deux ans et dont Paul Lambert a rêvé durant plus de vingt ans, Lambert clame sourdement par deux fois: «Il ne faut pas», et par deux fois: «Il ne faut plus». Il ne faut pas que les Indiens continuent à vivre ainsi, et il ne faut plus qu’ils périssent de la sorte. – Avant d’être une manifestation cinématographique au sens artificiel du terme, le document se présente comme l’expression d’une protestation et d’une volonté de venir en aide à des tribus du bout du monde. Regretter au nom de l’art cette soumission à des soucis d’ordre humain serait non seulement méconnaître les dures conditions dans lesquelles le film a été réalisé, ce serait encore manquer de justice. Lambert a recherché de front l’efficacité et la qualité. Il a atteint ce double objectif. – La qualité d’abord est perceptible dès les premières vues de Brasilia. En quelques plans la nouvelle capitale brésilienne est dépeinte. – C’est alors que les difficultés commencent. Par la force des choses, Lambert se transforme en «piqueur» de vues plutôt qu’en metteur en scène. Une séquence en noir et blanc, striée par la pluie comme dans un film des anées vingt, laisse deviner toutes les épreuves qu’il a fallu dominer pour rapporter ce document en couleur. – Sur le plan technique, on dira seulement que la pauvreté relative des moyens a servi Lambert. Elle a presque imposé la cadence naturelle du récit. A peine un détail, un regard, l’amorce d’une intention et tout est révélé. Dans l'amitié des êtres, on ne pouvait être plus attentif, plus compréhensif. – Dans son remarquable texte de présentation, l’académicien Joseph Kessel exprime très bien cela. Il dit que les images de Lambert lui ont donné un sentiment d’une qualité rare et précieuse. «J’avais sous les yeux, en 1965, nos ancêtres de l’âge de bronze, réels, vivants, familiers. J’avais tout à coup 20’000 ans de moins.» – Paul Lambert a choisi d’écrire le texte (du film) et de le dire lui-même. Avec quelques candeurs et naïvetés, son récit sert exactement ses intentions. Il est simple, direct, fait pour atteindre le plus grand nombre possible. – La dernière remarque a trait à la valeur des documents sonores: cris, musique, chants, bribes de dialogues. Ils sont constamment au niveau de la délicatesse des images et leur utilisation fonctionnelle ajoute encore à la vérité de celles-ci. – Voilà donc un document unique exceptionnel, qui, par suite de l’incompréhension de Berne, fera la gloire du cinéma français. Il y a des flèches qui se perdent.

Regie
Paul Lambert
Credits

Crew

Regie Paul Lambert
Drehbuch Paul Lambert
Kamera Paul Lambert
Schnitt M. Colpi, Paul Lambert,
Musik M. Legrand
Produzent/-innen Paul Lambert

Verleih Schweiz & World Sales

Park-Film

Genève
Schweiz

Produktion

CMS

Paris
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